20 mars 2007
départ

à jeter avant de partir. Tout faux. C'est un mauvais guide touristique.
pas un guide de routard : on se passerait des intentions personnelles pour déconseiller tel endroit ou conseiller tel hotel chic (jusqu'à + de 100 €)
Devrait changer de titre. Lonely planet est plus fiable et impartial.
( nous faisons beaucoup de fautes d'ortographe, mais aussi nous avons tapé la plupart des mail sur des claviers qwerty sans accents...)
let's go !!!
Dimanche 28 janvier 14h45
Arrivee a Bombay a 5h30 apres 12h de voyage (escale a Muscat, ville d’un pays presque inconnu Omann pres des emirats arabes …… etrange que de croiser dans un tel pays un francais une biere a la main, gentil, mais completement bourre ! Il plaisantera dans un anglais approximatif avec un flic venu sans doute lui demander d’etre plus discret
. le francais sourit, fraternise a grand coups de tapes sur l’epaule, sourit encore jusqu’a ce qu’il comprenne qu’il ne montera pas dans son avion. Sa valise est sans doute partie; elle!)
De l’aeroport, nous trouvons assez facilement et sans lutte un taxi pour ls center. On trouve une chamber plutot crade (comme d’habitude) et sans fenetre.
Bombay, ce sont: les odeurs (encens, epices et pourriture) la chaleur moite (environ 30 ) une circulation abondante et anarchique (on roule theoriquement a gauche) et le plus impressionnant, ils conduisent avec leurs klaxons !!
C’est sur on ne vient pas a Bombay pour le calme et la tranquilite !

l’approche du pays est semblable a la Thailande avec biensur quelques differences : tres peu de rapports aux femmes, beaucoup plus d’extreme pauvrete.
Ce matin on a reussi a prendre un bus pour la gare, nettement moins cher que le taxi, acheter un billet pour un bus de nuit pour Goa…………. Et c’est reparti pour 13h de route.en couchette !!
Les premieres impressions sont bonnes. Ils ont l’air cool ces indiens !
A suivre…………
les vaches
Depuis que nous sommes arrivés la spiritualité tant attendue est bien difficile a cerner. Nous avons vu quelques minuscules temples aux rites très compliqués: encens a volonte, cloches bruits..pas d'endroits pour se poser et méditer tranquille; une foule qui défile rapidemment devant le dieu ou la déessse(pour l'instant souvent la trinité des shaktis Parvati, Lakshmi,Sarasvati).
Contrairement à Bangkok où les temples sont des havres de paix propices a la spiritualité silencieuse, à Bombay les temples font parti du bordel ambiant. une vache de temps en temps près des temples avec les vendeurs de brins d'herbe (très chiants) pour donner à la vavache et que ca porte bonheur toute la vie............

...........et nous sommes partis pour Goa la région des ex-hippies ( nous comprendrons très vite que Goa n'est pas l'Inde, comme Jerba n'est pas la Tunisie, les iles la Thailande ou st Tropez la france)
Vu le grouillement et le bruit de Bombay, c'est relativement calme.
Nous parlerons plus tard des impressions sur les pseudos-post baba cool, la polution mentale des blancs et le comportement irrespectueux des gonzesses en string..................

Les indiens, comme à Bombay sont très sympas; déjà polués par le tourisme buziness, mais cool quand même. Ce n'est pas tout à fait comme les Thai où le premier contacts est le sourire, où les contacts sont avant tout avec les femmes. ici les premiers rapports sont avec les hommes. Bien sur a Goa les touristes ont plus qu'un peu beaucoup faussé les rapports, même si on est sollicité sans arret, ca reste cool. déjà pas mal d'anecdotes, on essayera de ne pas trop en oubluier.
Je voudrais parler des vaches . à bombay on en a vu 3 ou 4. Par contre ici a Goa, qui n'est pas une ville mais un petit état de 3500 km2, ancienne colonie portugaise jusqu'en 1960, ...nous parlerons de goa touristique plus tard...., on en voit plus.
Tout le monde a entendu parler des vaches sacrées de l'Inde. On parle beaucoup du fait qu'elles sont vénerées "gare a celui qui en blesse une" dit-on. La vénération n'est pas flagrante dans le sens ou on ne voit pas de gens se prosterner devant elles. Juste une petite caresse sur la tête quand on en croise une sur son chemin. Evidemment quand elles sont sur la route tout le monde les évite en voiture ou en mob.
Ce qui me frappe le plus ( j'en vois une traverser la route lentement en ce moment) c'est leur nonchalence, leur tranquillité, leur gentillesse. Aucune crainte, aucune peur, contrairement à nos vaches francaises. Depuis plusieurs siècles elles sont respectées, vénérées et donc n'ont aucun réflexe pavlovien de peur de l'homme. Leur lenteur participe-t-elle de la nonchalence indienne ?
Je ne sais pas pourquoi, mais ces animaux me touchent profondement. Je ressens en les regardant, en les caressant une espèce d'émotion spirituelle.
Première approche du sacré indien........................


Inde la suite...
Lundi 29 janvier
On part donc de Bombay pour Goa en bus (avec couchette…enfin, un siege qui se baisse)
plus de 14h de trajet de nuit – 17h 8h- Comme a chaque debut de voyage, on s apercoit qu'on a paye trop cher les billet de bus…
pas facile qu'on ne connait pas encore la valeur des choses dans le pays.
On arrive a 16h30 au stand ou l'on a achete les billets la veille, le gars nous dit de suivre un autre gars qui nous indiquera l’endroit de depart.

Apres nous avoir fait marcher 500m trop vite avec nos sacs un peu lourds, il nous reclame de l argent, un autre gars met nos sacs dans la soute du bus et nous reclame de l argent… c’en est trop ! et voila notre petit Fernand qui sort de sa gentillesse habituelle pour une reponse ferme et definitive: “ Vous n’aurez rien !!” Nous voici maintenant assis dans notre sorte de cabine (quand le rideau est tire) de 2m3, une petite fenetre sans vitre laisse defiler le spectacle de Bombay.Le “film” est a peu pres le meme pendant 4h : ville, immeubles delabres et crasseux, circulation bordelique et bruyante ( toujours ces fameux klaxons! …plein de gros camions-travaux, de rickshaws ..........

(moto taxi a 3 roues), de bus, de voitures, de 2 roues (les femmes assises derriere en amazone…) , sur les trottoirs, sous les ponts, dans les gravas des familles entieres vivent la.La salete et l'extreme pauvrete font partie du décor indien…difficle d’y etre insensible.


Et les heures passent, la nuit tombe…22h et toujours pas d'arret… mais commet Severine va-t-elle faire son pipi dans ce bus sans toilettes? Elle y reussiera! Mais comment?…
Et les heures passent. Le sommeil ne vient pas. Je ne sais pas si c’est : la conduite folle et dangereuse du chauffeur (il doit oublier qu ici on roule a gauche!!), la route defoncee ou les amortisseurs oublies a la gare de Bombay (!).
En fait, c’est tout a la fois !
Il y a meme des fois ou l’on finit par douter d’arriver vivant. Ferrnand dit : “Si ce doit etre ton dernier, ce sera ton dernier jour, pas la peine de rajouter la peur” Rassurant, non?
Goa nest donc pas une ville mais une petite region
Le paradis hippy des annees 70 a bien change!


Un francais d’une bonne cinquantaine d’annee (look Antoine actuel “Atoll, les opticiens!!!), ancien de Goa nous a dit : “
Donc, nous allons commence notre voyage en Inde pas en Inde.
Beaucoup d’anciens babas grisonnants, de jeunes hippies au look plus vrai que les vrais, beaucoup de petites nanas qui n’ont pas compris que montrer son cul pouvait choquer et de ca faire perdre leur respect et le respect de tous les blancs. Les indiens sont connus pour leur pudeur…ici, les filles blanches se baladent seins nus et/ou en maillot string ( cellulite en prime ) juste a cote de familles indiennes en vacances rentrant dans la mer jusqu’a la taille toutes habillees.
Je suis en Inde pour la spiritualite non-dualiste, celle qui vise a maitriser l’ego.
Premiere chose donc : maitriser ma colere. Colere de voir encore une fois , comme je l’ai vu en Turquie, au Maroc, en Tunisie, en Thailande du sud, en fait partout ou le blanc peut aller se faire dorer le cul (ça y est, la colere me reprend!) Colere de voir combine ce pauvre blanc insignifiant dans sa petitesse aura pu detruire la planete, sur un plan ecologique mais aussi et surtout sur un plan mental profond.
Pourquoi ce fragile bipede (non, ca ne veut pas dire que je suis homophobe …!!!/?? ) a-t-il pu faire tant de mal dans les consciences et faire ce qu’il fait partout sur la planete : importer sa culture egothique, sa mentalite dualiste ?
Quand je les vois vautres sur leur transat a se faire couper une noix de coco par une indienne souriante, j’ai honte d’etre blanc et d’etre considere comme eux.


En fait, Goa se resume a : des plages, des parasols, des restos, des “shops” a gogo, des prix plus eleves qu ailleurs , l'acces a l’alcool pas cher, aux drogues, des blancs partout, des blancs sur des scooters, des grosses motos louees (et sans casque, c’est mieux pour la frime), des free party, des fausses locks a se faire coller, des solicitations a acheter des choses toutes les 5mins…etc…

On a quand meme fait de belles balades en scooter ,


des repas sur la plage, un bain dans une mer chaude … mais si cette “non-Inde” pleine de liberte plait aux pseudos hippies au look routard, tant mieux pour eux, pas pour nous.
Si ca ne nous plait pas, fallait pas venir!


Nous avons vu , c’est important de savoir et demain on part dans les terres.
19 mars 2007
la crasse
LA CRASSE.
En Thailande ou dans d’autrespays pauvres, nous nous sommes souvent demende pourquoi pauvrete est souvent liee a la salete.
En Inde, c est le summum. La crasse est partout, dans la rue, sur les trottoitrs, dans les cafes, dans les hotels. Des tas de gens dormant sur les trottoirs tellement sales qu’on pourrait penser que c’est un tas de chiffon, une poubelle. Les enfants courent pieds nus dans les ordures, jouent dans les flaques boueuses, les cafes sont immondes, les toilettes encore pire. Tout est casse, branlant. Petit exemple parmi des centaines: en allant a la gare de Bengalore a la station de bus nous avons emprunte un passage souterrain. Les murs etaient monceles de taches brunes indefinissables. Nous avons suppose que c’etaient des crachats. Les indiens crachent sans arret en se raclant tres fort la gorge,
une espece de liquide orange. La crasse est normale ici.Aller aux toilettes, s’il y en a, necessite un estomac bien accroche ou une tres grosse envie.
Le drap dans les hotels ( il n’y en a jamais deux ) est gris. Inutile de demander de changer
ils rameneront le meme. Dans le train, les couchettes etaient tellement poussiereuses que nous avons ete oblige de les nettoyer.
Et dans toute cette grisaille crasseuse , majoritairement masculine : les femmes multicolores et belles.

18 mars 2007
voyage ou vacances ?
Lorsque l’on part a l’etranger sans raisons professionnelles, disons “en vacances” .Il y a en gros deux facons.
1: le voyage organize : en general, achete en agence ou tout est planifie.On est degage de tous les soucis d’organisation. On choisit une des versions proposes. Les conditions sont en general tres confortables, on ne courre aucun danger et on est sur de voir les meilleurs endroits. On peut acheter, meme si c’est largement au dessus des prix pratiques, des objets beaux et pas chers qui seront temoins des bons moments passes.
2 : les voyages, disons “routard” (le mot routard fait sans doute sourire les routards des annees 70 qui deffrichaient les portes de leur conscience dans des conditions souvent tres difficiles, mais si riches et intenses )
Nous avons avec Severine , sans doute pour des raisons intimes differentes (sur ce plan nous sommes tous differents… mais si proches.) et communes, l’envie de decouvrir qui nous sommes a travers des experiences inattendues, difficiles parfois, droles, d’autres, fortes en emotions.
Autant celles du stress d’acheter un billet de train, de comprendre ou et quand il faut le prendre.
Autant celles d’emotions intenses en regardant un paysage somptueux a la faune et a la flore nouvelles.
Ou encore de partager des rires, 3 mots avec une foule de vendeuses et vendeurs sur un marche
grouillant . La ou le rapport argent-touriste n’existe pas. On demande a etre filme, photographie, ou le temps d’un instant les visages se figent, conscient qu’on laisse un trace qui sera regardee, ou , surtout les femmes et le enfants, on rit de toutes ses dents magnifiques ou noicies.
Souvent, nous nous disons : ces deux heures passees dans ce marche valent largement autant que la visite guidee de tel ou tel monument don’t, meme si nous achetons le guide, nous ne nous souviendrons pas du nom du roi qui a fait faire la construction au prix de la mort de centaines d’esclaves. Souvent et sans doute parce que c’est ce que nous recherchons, nous y voyons une espece de voyage initiatique guide par ce qu’on peut appeler hazard ou autrement si, comme nous , on n’y croit pas.
Deja au bout de 15 jours en Inde ( en bien plus fort ) nous avons retrouve les moments penibles et les lendemains exaltants que nous avons deja connu en Thailande.
Le tourisme “routard” a rendu les choses faciles sur des plans materiels (hebergement, nourriture, moyens de locomotion ) et pas cheres. Il a aussi detruit une possibilite de rapport authentique. Obliges de repenser les prix annonces (sauf train et bus d’etat ) .
C’est souvent tres penible dans des endroits de concentration de plus en plus nombreux mais précis. Il suffit souvent de s’eloigner de quelques km des regroupements touristiques (un marche, un village )… facile de louer une mobylette pour ne plus etre simplement que des bourses mais de curieux humains a la peau blanche, aux vetements ridicules, aus droles de facons de manger. “Regarde Maman le monsieur blanc mange avec la cuillere qui sert a se servir et pas avec ses doigts comme tout le monde !”
Celui qui quand il va aux toilettes s’etale son caca sur le cul avec du papier au lieu de se laver avec de l’eau et les doigts. En Inde on mange avec la main droite et surtout pas avec la gauche…
Meme si nous pensons que l’attitude des blancs qui viennent profiter d’envies bien precises (qu’ils ont le droit d’avoir) detruit un peu beaucoup les rapports avec les locaux et meme amene une pollution mentale. Dommage un enfant avec son sourire sincere dire “rupees!” ou “school pens”, cette arrive nouvelle apporte aux mendiants qui pululent et souffrent un apport d’argent vital.
Biensur beaucoup de guest houses mais elles sont souvent caches dans la nature pour l,ombre que recherchent les blancs quand ils ont fini de bronzer. Rien a voir avec les km de beton qui defigurent les endroits pour les touristes du 1er groupe.
Ce qui est clair c’est que ce ne sont pas des vacances dasns le sens ‘repos’ que ce mot contient. Surtout en Inde , deux heures de transport dans des conditions inconfortables est courant et incontournable.
17 mars 2007
Hampi
Suite…
Pour quitter Goa, il suffit d’accepter les nombreuses offres des agences un peu partout ou partir en train en achetant soit meme le billet a la gare : 1ere chose, comprendre les files d attente ou tout le monde passe devant tout le monde naturellement …”bon, il faut que je fasse ma place”…renseignements, papier a remplir, nom, age, numero du train? “mais, j’en sais rien, moi!”... bon, papier rempli, re-file d’attente pour entendre dire :”Sorry, this train is full”…”Ah, mauvaise nouvelle!”…mais on peut s’inscrire sur une sorte de liste d’attente…Ah, bon!...tu paies ton billet mais tu ne sais pas si tu pars !...et le guichetier de rajouter :” You have a big chance to leave” ..Ah, super?!>!
Finalement, nous partons (on retrouve notre nom sur une liste collee sur le train) 
Voyager de jour, c’est plus sympa et le train et plus confortable (meilleure classe obligatoire). Le train : 95% d indiens curieux et sympas dont 90% d hommes.
8 heures de voyage un peu long (comme d’habitude ) mais tres beau. Les portes restent ouvertes (pas vraiment les memes consignes de securite qu’en France) et on peut s’asseoir regarder le paysage. A chaque arret, c’est le defile des vendeurs de the et café (“Tchaille cuffi”) , de sandwichs (“sendvich”), de glaces et d’autres choses plus inconnues, de cireurs de chaussures…”Tu ne vas pas cirer mes tongs?” et de petits gamins en loques qui passent a quatre pattes en faisant semblant d’essuyer le sol avec un chiffon et tendent la main (on en reparlera mais la mendicite est omnipresente ; des vieux, des infirmes, des lepreux et surtout beaucoup d’enfants (entre 5 et 10 ans).Les indiens souvent les ignorent. Nous? Difficile d’etre insensible , impossible de donner a tout le monde )
On arrive.
les chauffeurs de rickshaws nous assaillent… surtout garder son calme, il faut en prendre un … 1 ou 2 km de circulation delirante (chars a boeufs, velo, mobylettes, voitures,bus pietons et vaches, biensur!) puis gare routiere, bus pour Hampi…echange de sourire avec les enfants indiens (What is your name ? Where ‘re you come from?...on repond a ces question plusieurs dizaine de fois par jour), route cabossee et 1ere decouverte des lieux. 

Hampi est un petit village situe au milieu d un paysage lunaire exceptionnel et constelle de nombreuses ruines de temples du 13eme siecle…et au milieu coule une riviere. 
Banneraies et rizieres entourees d enormes roches rondes et ocres… et en liberte : des vaches, des chevres, des bufles, des cochons, des poules, des eccureuils et des singes 
(ah! Ils ne les aiment pas ceux –la ! ) 
Tout ca est vraiment beau mais le tourisme est passé par la, encore des guesthouses (=hotel) on dirait que chaque habitant a transformer sa maison en hotel , des restos, des boutiques de souvenirs, de fringues indiennes que les indiens ne portent pas , de cyber café, de sollicitations tous les 3 pas… C’est normal, tout le monde veut sa part du gateau . Une fois tout ca depasse, c’est un endroit magnifique et relativement agreable , surtout dans ce petit bungalow qu’on a trouve pres de la riviere (bon, ok faut pas regarder la couleur de l’eau de la douche, je viens d’apprendre a l’instant qu’elle etait puisee dans la riviere)… superbes levers du soleil pour Fernand, 

ballades en mob, visites, et farniente…





On part aujourd’hui billet de train en poche pour Bangalore (un tres grosse ville moderne)
mais après c’est l’inconnu, le train etant complet…c’est souvent le cas ici car il sont vraiment nombreux, ces indiens!!
……..a suivre……..

16 mars 2007
encore un peu de sud
8 fevrier
Nous partons donc d’Hampi : rickshaw jusqu’a la gare.
Voyage en train de nuit.plus de 10 h de voyage en sleeper seconde classe. 
Quelques occidentaux, beaucoup d’indiens et comme d’hab peu de femmes (2 dans le wagon). C’est mieux que le bus de nuit mais on est loin du confort. Les banquettes se mettent a l’horizontale pour devenir des “lits”….nettoyage des notres obligatoire vue la poussiere….. Nous sommes 8 dans 6 m2. Obliges de dormir avec nos sacs a dos. Dans la gare c’etait ecrit :gardez vos bagages fermes et enchaines; rassurant !

Nuit fatigante pleine de ventilateurs et de neons dans les yeux et de ronflements indiens…….
”j’avais l’air maligne a siffler comme ca” dit Severine. “en tout cas ce gros cochon a bien dormi, lui !”

6h arrive a Bengalore. La grosse ville. Pas de billets pour notre prochaine destination: Trivandrum.
Tres difficile de decrire l’ambiance gare-foule-bruit-crasse-fatigue-circulation……. That’s India !!
Y’a plus de train, bon on va a la gare routiere alors !
pas facile de trouver le bon guichet ( et nos sacs sur le dos trop lourds !) et probleme de communication. Notre anglais n’est pas terrible et il est tres difficile de comprendre celui des indiens. Re file d’attente ( moi qui croyais que la file indienne ca voulait dire l’un derriere l’autre ! ? encore une idée recue )……..le bus ? c’est full !
Et on fait quoi alors ? On marche, on cherche, on demande…….. rien.
Apres cette nuit fatigante, difficile de rester calme.
Un indien, sans doute un rabatteur, nous conduit a une de ces micro-agences en dehors de la station…… question-renseignements-coup de fils-attente…. Pour Trivandrum plus de place ! Il faut trouver une solution pour ne pas passer la nuit dans cette ville…. Il faut se casser d’ici .
Fernand part avec l’indien vers une autre agence. Severine attend……ils se disent ce qu’ils veulent, on ne comprend rien et ils en profitent . On finit par trouver un billet, mais a un prix de fous. Grosse arnaque (enfin relativisons, il ne s’agit pour nous que d’une dizaine d’euros par personne) mais pour eux “mauvais karma ! “
Le bus part a 17h….. une journee d’attente pas douches dans des cafes…….. c’est long.
Depart d’un quartier de la ville bonde d’agences de bus prives ( il y en avait de la place, mais il fallait connaitre). On est fache contre ceux qui nous ont dupe, mais surtout contre nous d’avoir accepte.
Enfin la bonne nouvelle, c’est qu’on part.
et c’est reparti, 15 h de voyage de nuit en bus…..super idée le bus climatise, on a trop froid…..super ils te donnent une couverture !

Escale d’un jour a Trivandrum (sur la pointe sud de l’Inde, au Kerala…..petite ville pas touristique (deconseille par le guide du routard……ils sont trop cons ceux la : ils pensent que “routard” c’est visiter musees, ruines, temples et indiquent les hotels chics….on ne doit pas avoir la meme definition du mot routard !)
C’est justement ca qu’on aime : voir la vraie vie indienne. Balade dans le marche, accueil super agreable. Ils nous saluent, nous sourient et veulent absolument etre pris en photo.







Le lendemain, on remonte de 50 km en train pour Varkala……. Gros changement d’ambiance. Les jours passent et ne se ressemblent jamais.
On est sur la cote Malabar. Ici c’est plage de sable fin, mer claire et cocotiers (donc beaucoup de blancs venus se dorer les fesses !)
On ne restera pas la une eternite, mais c’est une pause…. Comme nous l’a dit un routard “c’est les vacances dans les vacances” 

A Varkala tout se passe sur le “cliff” (la falaise) Un ou deux km surplombants la plage. Un ou deux km d’echoppes, de restos, de blancs sans cesse harceles. Ce ne sont plus tout a fait les meme qu’a Hampi ou Goa. Un peu plus vieux, plus branches yoga Ayurveda……cool, cool. Un peu plus friques aussi.
On va au cyber café. Il y a un mail de nos copains Sandrine et Nico
(ils sont en Inde depuis plus de 3 mois et on arrive pas a se croiser…..on a pourtant emmene une bouteille de vin que Severine traine depuis 2 semaines……..on se suit, mais on ne se rencontre jamais……pas facile avec ces longues
distances !

c'est la qu'on etait
On ouvre leur mail : ils sont la, a Verkala !
Trop cool, ils nous donnent rendez-vous dans un café.
On la boira cette bouteille pendant un diner dans un restau tibetain.
( il faut cacher la bouteille sous la table, l’alcool est interdit!)


Apres cette pose de 3 jours dans ce St Tropez indien on part a une trentaine de km au nord pour l’Ashram de Amritha Ananda Mayi ( the hugging mother )
Changement d’ambiance………… on vous racontera.....
Et pour ceux qui n ont pas encore clique sur
www.ffalm.com c est Nimport Naouac !!
15 mars 2007
L Inde du sud...la fin
Nous sommes partis de Varkala vers 14h après un dernier petit dej avec Sandrine et Nico.
Nous ne savions pas exactement ou nous allions et comment nous y rendre mais nous etions contents de quitter cet erzats de club med (finalement encore plus chiant que Goa mais on ne s est pas enerve ).

Tout s’est passé a merveille- Rickshaw jusqu’a la gare , le train après une demi-heure d’attente, 1h30 de voyage arrives a Kayamkulam (les mouches…”c’est pas moi, c’est Fernand qui dit !), rickshaw pas trop cher qui nous emmene a 12km de la, a Valikavu village au pied du pont (tout fraichement construit) d’Amritanandamayi mission.

Immeubles imposants (le plus grand fait 15 etages) encore une nouvelle concentration de blancs mais aussi beaucoup d’indiens…quelques heures avant c’etait club med, touristes, boutiques etc…et d’un coup, plus rien a voir. Ambiance particuliere…regards etheres, costumes blancs immacules, organisation fraternelle. Nous sommes un peu perdus avec nos gros sacs a dos. Ils sont tres organises et peuvent accueillir beaucoup de monde (visiteurs, residents..) On se presente a l’inscription internationale, passeport, fiche a remplir. On ne sait pas si on dort ensemble ou dans des dortoirs.
On nous donne deux tickets et on nous demande de revenir après le Darshan.
Incroyable, une demie heure après notre arrivee , nous voila dans les bras d”:Amma (petite pensee a Lionel qui l’a vue a Paris après 6h d’attente) et nous ne savions meme pas qu’elle etait la, quelle chance!
Matha Amrithanandamayi est un maitre spirituel hindou (une des rares femmes) maintenant reconnue internationalement. Elle est d’une grande generosite et une immense compassion. Depuis longtemps elle “console” les plus pauvres. Elle pratique donc le darshan : elle enlace et embrasse les gens. (elle peut le faire a plusieurs milliers de personnes d’affile). Passer quelques instants dans les bras de cette femme, c’est incroyable…on se sent tout petit devant cette grande ame (pour ceux qui ne la connaissent pas voir son travail, ses oueuves caritatives : www.amritapuri.org )
Passer 2 jours dans cet ashram etait une experience sympa et interessante…rien a voir avec le reste.(meme s’il y a aussi pas mal d’allumes!} On est oblige de rien mais sinon: meditation, ceremonie du darshan (chants et tablas en live), petit dej, dej et diner rustiques : tu prends ta gamelle , tu fais la queue (200personnes avant toi !) montagne de riz et louche de sauce, tu t assoies par terre et tu manges avec tes doigts (comme partout en Inde…Fernand adore!) et tu laves ta gamelle (150rps=3E/pers chambre(tous les 2) et 3 repas), chants traditionnels et travail
benevole.
Le 16 au matin, on repart 50Km plus au Nord a Allepey en train (on commence a bien maitriser les transports)


arrives a la gare, rickshaw, comme d”habitude, petit coup de stress avec nos gros sacs (on est une proie facile, ils savent forcement qu’on cherche a se loger) finalement on trouve (enfin, c’est plutot lui qui nous trouve!) une chambre chez l’habitant (il est descendu a 200Rps la nuit “Je suis trop forte!! “ s’enorguellit Severine) dans une maison coloniale anglaise de plus d’un siecle avec tous les meubles d’epoque…1er contact avec les indiens bourgeois, ca change!

Le lendemain on part pour 6h de balade sur les backwaters (negociee a presque la moitie du prix de depart ..”dis donc, on commence a bien se debrouiller!”…”euh , oui, enfin jusqu’a la prochaine arnaque”
Les backwaters ce sont (c’est le guide qui dit)des lagunes que creusent les courants et qui bouchent les estuaires des fleuves et rivieres. Des canaux relient ces lagunes qu’une digue isole de la mer pour former un veritable reseau de voies navigables.
(plusieurs solutions pour les balades :
les houses boats (de magnifiques bateaux transformes en sorte de peniche, recouvert de bambous tresses…mini croisiere et repas a bord trop cher pour nous)

les motor boat (petit batau blanc a moteur, tu vas plus vite mais tu as l’air con assis a deux au dessus )

on a finalement opte pour le petit bateau en forme de pirogue sans moteur (tu vas moins loin mais c’est tranquilou) 
pas de moteur mais un indien rameur!

On a rame toute la journee avec lui (3 fois moins vite que lui mais on a rame)

nos discussions avec ce “toctone” sont limitees: “coconut…mango…rice…banana…” Fernand a fait plusieurs tentatives avec le mot “beer”, l’homme fait “oui oui” de la tete mais Fernand attend encore sa biere…il comprend pas ou il fait semblant de ne pas comprendre?
6h de paysages aquatiques super beaux et tranquilles : canaux , plantes nenuphars, bananiers, cocotiers et la vie des locaux qui s’ecoule doucement…




toujours les sourires et les signes vers nous en passant, l’eternel “helloschoolpen” des enfants et les 3 seules questions que connaissent les indiens ; “How do you do ?”…”What’s your name?” …”Where do you come from?” { et si l’on rentre dans une grande conversations, ils rajoutent :”What’s your job?”
(un copain nous en avait parle mais il faut vraiment le vivre pour realiser…sans rire, on repond a ces questions parfois 200 fois par jour!! Ils sont curieux ou maladroits mais veulent rentrer en contact {meme s’ils te croisent que 2 secondes)…pour les enfants, c’est la meme chose mais tres souvent ils reclament en plus quelque chose :
school pen (stylo) (a se demander s’ils ne croient pas que:”helloschoolpen” ca veut dire bonjour pour les blancs)
ruppes, chocolate, coins of your country(des pieces de notre pays) dont ils font soit disant la collection…mais pour les echanger plus tard a d’autres touristes.
On ne donne jamais aux enfants…a part nos sourires et notre humour (les pauvres!!) c’est une des pollutions du tourisme: faire de chaque enfant un mendiant.


Nous avons quitte Allepey (de chameau…bon, ca va Fernand!) pour Cochin dit Kochi (des bulles..ouh lala…ca ne va plus du tout) .On vous ecrit de la couchette du haut du train de nuit pour Bengalore (12h de voyage) ou , si tout va bien, on prend l’avion pour Delhi. Fini le sud…bonjour le nord (tout le monde nous dit que ca n’a rien a voir…ce sont 2 voyages en 1 voyage)
Merci a tous ces petits mots de soutien que vous nous envoye dans cette dure epreuve!!!??…non, serieusement, ca nous fait plaisir de voir que nos mails vous font voyager (desole de n’avoir le temps de vous repondre)
Petit recapitulatif de l’ambiance de ces 3 semaines :
- La chaleur (il fait une trentaine de degres)
-Les litres d’eau qu’on boit {meme Fernand, pour vous dire!!) 
- Les moustiques (surtout pour Severine..car ils ne piquent pas Fernand)
- La foule permanente

- La cuisine avant tout vegetarienne , riche en gout et epicee (et quel choix, je n’ai jamais vu un menu aussi long! et plein de fruits frais
- Les indiens qui se raclent tres fort le fond de la gorge pour lacher un bon mollard
- Bcp d’hommes dans les lieux publics, dans la rue (critere de beaute masculine etrange : joufflu, raie sur le cote, grosse moustache…un peu a la Saddam Houssein)

- Les femmes a 99% en tenue traditionnelle (meme en ville) belles et colorees
- Le bruit permanent (la pollution sonore n’existe pas) klaxons, circulation, musique, hauts parleurs (merci a “Hallah” qui depuis 2 jours nous a fait reveiller a 5h30!)
-Les indiens qui remuent la tete pour dire “oui” ou “non” ou “je sais pas” (on n’est pas encore sur!) ils opinent (de cheval…bon, Fernand ca suffit!) , il dodelinent la tete de droite a gauche …c’est assez deroutant
- les transports: toujours blindes, peu confortables et longs
ben, il l'a trouve son magic bus, Fernand!
- On roule a gauche…enfin, il parait
- La tolerance spirituelle donne un beau melange de religions… Jesus croise Krishna au son de la mosquee
- Le “chai”, le the a chaque coin de rue, de gare, de train (le the et le café sont servis avec du sucre et du lait et du poivre pour le the)
- La salete et le plastique partout
- L’argent et l’attitude des touristes ont bien chamboule le comportement des indiens dans des endroits précis ou un blanc est un blanc avec beaucoup ou quelques ruppes a recuperer…

mais le plus souvent les indiens sont curieux et sympas…ils aiment bien rire comme des enfants et repondent des qu’on deconne.
et au Nord?
14 mars 2007
Le nord
Namaste,
On vous avait laisse dans un cyber cafe de Bengalore (enfin, une petite shop dans une ruelle avec des ordis dedans, entre un marchand d’œufs et un autre de vieux papiers),
on vous recupere aujourd’hui 22 fevrier (on ne sait plus quel jour de la semaine), 21h30 sur le quai de la gare de Delhi…
….enfin, le temps de finir la phrase et nous voilà de nouveau perches sur les couchettes du haut du train de nuit pour Haridwar puis Rishikech.

Nous avons donc pris l’avion a Bangalore (securite renforcee, il y a eu un attentat a la bombe dans un train la veille 64 morts , d’ailleurs pendant que j’ecris, il y a un militaire et son fusil qui font des va et vient dans le couloir du train, rassurant, non?)
L’avion : nouveau contact avec les indiens plus aises (souvent avec des kilos en trop : en Inde, la grosseur est donc un signe exterieur de richesse.)
De nouveau file d’attente, different rang social mais meme manege, meme slogan « fais ta place! » (en plus, on apprend que le placement est libre!) c’est un peu choquant au debut et marrant a la longue, plus aucun bon sens, ni logique : c’est chacun pour soit (en France, on s’engueulerait, on prendrait ca pour du sans gene, de l’impolitesse…ici ca a l’air normal…ca vient peut etre du fait qu’ils sont si nombreux, c’est chacun sa merde et tant pis pour toi?…enfin, non, ca semble ni bien, ni mal…c’est comme ca)
On arrive au guichet pour l’embarquement, une main a droite passe devant Fernand et tend son ticket a l’hotesse, Fernand enleve le ticket de la main et le pousse plus loin (genre..’euh…mon p’tit gars, c’est mon tour!) et la main qui revient, billet tendu…
a gauche, un autre, genre pseudo homme d’affaires (on l’a appele Dick Rivers a cause de la coiffure) oublie les 40 individus faisant la queue et tend son billet a l’hotesse (‘Ouai, c’est ca, j’ l’ai pas vu cui la, p’etre! »). La nature profonde de Severine n’y tenant plus, elle lui fait remarquer : « Excusez moi, je crois que vous n’etiez pas la… dans mon pays quand on fait la queue…ici, c’est mon pays…euh, oui, oui, j’apprends tous les jours, mais je crois que votre place est la bas…je sais tres bien ou est ma place!!! »…ouh, la pas tres content mais ca a reveille d’autres indiens qui lui rappellent le principe de la file d’attente…et en prime c’est l’hotesse qui se fait engueuler.
Arrivee 20h- Delhi-taxi direction le quartier routard Pahar Ganj…
21h30, il nous depose dans « Main bazar road », un truc de fous cette rue ( c’est vrai qu’apres 3 semaines, on est plus dans le bain indien, plus blindes…on a assure!)…apres plusieurs viste d’hotels, on dormira a « Hare Krishna guestHouse » (On ne peut pas faire mieux!) en plus y’a un resto au 5eme etage, super vue et isolement avec le bas assure)

...car le bas, c’est keke chose, une petite rue (3 metres de largeur), un delire d’enchevetrement d’auto-rikshaw, de velo-rickshaw (y’en a beaucoup a Delhi), de pietons, de camionettes, de chariots, de vaches (comme d’habitude vous me direz!) mais la, la rue n’est vraiment pas large et remplie de commerces, de restos, d’hotels…c’est le quartier routard mais rempli de vie indienne…c’est le paradis de l’achat…c’est Delhi mais ici pas de grands immeubles et de modernite a gogo…quartier pres de Old Delhi et de la gare..

...tout pres de notre quartier....
ah, la gare, ca aussi, c’est keke chose! : des indiens, encore des indiens et toujours des indiens!…quais bondes, hall bonde, guichets bondes (heureusement ils ont eu la bonne idee de faire un bureau pour les touristes ( c’est la qu’on achetera le billet pour le prochain trajet ) beaucoup plus simple et accessible qu un guichet normal car, il faut dire qu’ils ne sont vraiment pas aimables dans les gares…tu as interet de savoir ou tu vas, quand tu vas, le numero du train et comprendre son anglais)

…a la gare meme les voies sont blindees, travaux (transport des gravats a dos d’anes)

et d’autres gens qui p’etre habitent la?
Visite d’un musee sur Gandhi
(en fait la derniere maison qu’il ait habite et ou il a ete assasine)
changement d’ambiance – grandes avenues – calme – touristes moins babas et entree gratos


il savait donc......
Petite balade dans le quartier des refugies tibetains construit dans les annees 60…changement de physionomie…


c’est tres calme, apparemment c’est leur « happy new year! »…
nouvelles rencontres avec les enfants autour d’un jeu (il faut viser un trou avec des pieces)…on les filme, ils se regardent sur l’ecran…sourires. On restera assez longtemps avec 2 d’entre eux enfin 3, une petite fille de 4 ans porte un bebe de 3-4 mois dans les bras ( il est presque aussi grand qu’elle!!) Elle le prete comme elle preterait sa poupee et le colle dans les bras de Severine…qui aura bien du mal a s’en debarrasser (en plus, il n’a pas de couche!) Ils ne voulaient plus lacher la main de Severine a la fin…ces enfants tous sales aux grands sourires et a l’odeur euh…bien particuliere.


Pour venir et partir, on a pris pour la 1ere fois un velo-rikshaw, Fernand n’etait pas pour a cause du cote esclavagisme…mais c’etait quasiment le seul moyen et apres tout on peut toujours se deculpabiliser en se disant que c’est leur facon de gagner leur vie.

Et puis, comme Delhi c’est le paradis de l’achat, Severine a fait fumer la carte bleue…non, les roupettes (comprendre rupees) pour faire quelques emplettes pour notre petit marche de cet ete…il faut vraiment marchander avec eux (en Inde, surtout en tant que touristes, il ne faut jamais acheter au 1er prix qu’on te donne…meme si, il faut le dire c’est vraiment pas cher)
Depuis Cochin, on a traverse l’Inde du sud au nord (+ de 2000km), la meteo a change : on a perdu plusieurs degre et il fait beaucoup plus frais le soir (fini le maillot de bain, bonjour la petite laine), le physique des indiens a change….il faut un peu plus aller chercher les sourires mais ils sont la…ca semble plus authentique, c’est sur que, comme en France et partout dans le monde des que tu quittes les plages, tu quittes une certaine forme de tourisme.
La fin de l’ecriture de ce mail se fait a Rishikech, le long du Gange mais ca, c’est pour la prochaine fois!!!


13 mars 2007
Rishikech melba
C’est souvent dans les trains que nos mails commencent, c’est la qu’on a un peu de temps…c’est le moins qu’on puisse dire puisque de Rishikesh a Varanasi (appele aussi Benares) le trajet dure 18 !
Nous avons donc quitte Rishikesh hier soir , le 27…(ca y est, ca fait un mois qu’on est la !)...apres 5 jours…on y serait bien reste plus longtemps mais le temps presse, on s’approche doucement de la fin (c’est clair, il faudra revenir)
Rishikesh – « Holly place »-lieu sacre
Le gange est sorti de L’Hymalaya 300km plus haut. C’est un lieu de pelerinage. On y vient pour se purifier dans le Gange ( a Benares aussi mais c’est nettement plus pollue ) s’y baigner et s’y laver rituellement (nous avons juste trempe les pieds…pas chaud la purification !!)
C’est aussi la capitale du yoga et des ashrams (ecole de meditation et de yoga).
Rishikesh, c’est 3 villes en une qui s’etendent le long du Gange. La 1ere, la plus grande une assez grosse ville traditionnellement indienne (circulation et monde), la 2eme et la 3eme bordent le Gange et sont accessibles par 2 ponts pedestres (enfin, les motos y font leur place a grands coups de klaxons).
Par chance ou par hasard ou par ce que vous voudrez, on a choisi la 2eme, la plus calme et sympa.
Avant ça...
Arrivee a la gare d’Haridwar vers 7h, rejoindre la station de bus pour prendre celui qui part a Rishikech 24 km plus loin d’une conduite sportive (on a les images !)
euhm oui, ici, on roule a gauche...des fois
j'ai eu tres tres peur!!....
…arrivee a Rishikesh endormi…
a droite pour trouver un cafe : rien…a gauche : rien…
finalement, rencontre sympathique avec le cafetier du coin –


oui, cafetier...plutot tchaifetier...
puis Richshaw pour Ram Jhula (le 1er pont)…petit dejeuner et Fernand part a la recherche de l’endroit « ideal », qui sera pour cette etape le SRI VED NIKETAN ASHRAM, ya pas a se tromper : le dernier ashram de la rue rouge et jaune, chambre 72 face au Gange.


On ne sait pas exactement comment ca fonctionne , ni pourquoi celui la plutot qu’un autre (un britannique d’une soixantaine, croise dans la rue, dira qu’il s’y plait, alors pourquoi pas ?)
endroit sympa et accueil deroutant, pas vraiment d’explication, quelques horaires de cours de yoga…2 cours pour Fernand grippe…3 cours pour Severine et pas une courbature !
On decouvre ce qu’est une ville principalement spirituelle, c’est un peu le Lourdes indien. Les indiens visitent , se baignent et repartent avec une statuette de Shiva, une bouteille d’eau du Gange, un collier a grosses graines… mais a Lourdes pas d’ashrams, pas de Sadhous.
Notre « programme spirituel » consistait a 1h30 de yoga le matin (cours a 8h30 quand meme), petit dejeuner dans la ville, balade le long du Gange, pause tchai, rencontres avec les indiens, les Sadhous (ceux qui abandonnent tout bien materiel pour une vie entierement spirituelle et vivent de mendicite).





Ici, beaucoup de Sadhous .
Au debut on ne fait pas la distinction entre tous ces « sdf » un peu exentriques et en se promenant, en prenant le temps, nous verrons qu’il y a quelques clodos, sales un peu abrutis de charras et d’autres souvent en orange ou blanc barbus , chevelus et souriants, plus serieux mais qui saluent toujours…le front barre des 3 traits horizontaux de Shiva ou verticaux de Vishnou. Ils dorment dehors, sur les Ghats, dans de minuscules cabanes ou dans les ashrams….
suite du programme, dejeuner (comme presque tous les jours : Thali)

, balade « transcendentale » puis pause tchai…rencontre avec le barbier du coin

puis diner…...................................................
............et la rudesse de notre engagement monacal nous oblige a rentrer avant 22h................................................Pendant que je travaillais durement sur internet,
la preuve!...
Fernand a rencontre BABA KHESAV DAS NAHARAT, apres quelques mots en anglais et regards, Baba invite Fernand dans sa chambre. Une chambre de 6m2 gratuite pour lui, dans un ashram. C’est etonnamment propre pour un indien…peintures fraiches…affiches des dieux aux murs…pas une poussiere…tout range dans des petites boites.


On lui fera 3 visites : la 1ere the tchai pour Fernand , noix de cajous et amandes pour la 2eme et 2 shiloms bien tasses pour la 3eme (« papa, si tu me lis…je t’expliquerais si tu as un doute »…dit Severine) shiloms qui ont fait la derniere journee s’ecouler tranquillement.
Pause pres du gange et premier bain (de pieds)



La tranquilite, la simplicite et la spiritualite qui se degagent de Rishikesh (et les shiloms !!) nous auraient bien fait rester plus longtemps. On a souvent le sentiment de survoler les choses.
Biensur, comme il y a des blancs (souvent plus hindous que les indiens !), il y a du commerce pour touriste (cyber cafe, restos, boutiques) mais contrairement a Goa-Hampi-Verkala, ils sont minoritaires…surtout dans la partie que nous avons choisi, nous ne sommes pas harceles par les vendeurs. Biensur, sans arret, on nous tend un gobelet pour avoir quelques rupees, on donne ou on ne donne pas, ce n’est pas pesant. On s’asseoit sur une marche du Ghat ( les grands escaliers qui descendent dans le Gange pour les ablutions) et rapidement, on se retrouve a discuter avec deux ou trois indiens, curieux comme toujours. Et tout se passe avec le sourire. Les gens du nord sont un peu moins souriants que dans le sud mais ce n’est que superficiel.
premier contact
1eres paroles
1ere blague....
5 jours passes ici a 300 km au nord de Delhi et deja nous repartons , gros sacs sur le dos vers Varanasi a environ 800km plus a l’est .
Au revoir a Baba…rikshaw pour le centre et bus pour Haridwar…
C’est vrai qu’on vous raconte souvent les transports, les trajets mais c’est toujours « keke chose » !...un vrai gout indien et la on apprehendait particulierement celui la puisque le plus long qu’on ait jamais fait ( 18h + 2h de retard ) donc 20 belles heures de promiscuite avec les indiens.

21h30 La gare..le hall…des gens partout…des familles entieres allongees sur le sol …
22h15, on monte dans le train, places 27 et 30, toujours celles du dessus…preparation du dodo , un peu sommaire …8 places reservees…10 personnes… toujours surveiller les sacs…tentative de sommeil…ronflements…ceux qui ne veulent pas dormir parlent super fort et font chier les autres a dormir le jour alors que les lits sont redevenus des sieges…les indiens ont un niveau de tolerance incroyable et ils ne comprennent pas vraiment pourquoi on aimerait qu’ils se taisent a 2h, pourquoi on intervient quand ils occupent a plusieurs des places qui ne sont pas les leurs. (et Fernand qui remet chacun a sa place « faut pas trop le chercher non plus !)…mais pas d’engueulade, on continue a discuter…et le ballet incessant des vendeurs (plus d’1 par minute !)…eau, the, cafe ( meme en pleine nuit, ils hurlent encore « Tchai-coffee »), nourriture, mendiants…et les heures passent et tout le monde mange, la dedans, jetent tout par terre ou par les fenetres ( ca nous fait de la peine de voir tout ce plastique. On explique a un indien qui nous proposait de jeter nos gobelets par la fenetre que ca met 40 ans a se desagreger…il dit « ah, ok, good, good » en jetant le sien sur les voies naturellement)…et les heures passent…ils rotent …ils te scrutent ou ont le nez colle sur ton cahier et « Where do you come from ? » « What’s your name »…et le train en retard… et oui, c’est l’Inde !

Et pendant qu’on finit ce mail , assis face au Gange au Munshi Ghat, une chevre vient de bouffer un bout de page de mon cahier, une chevre de Varanasi…mais, ca c’est pour le prochain episode…
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