27 mai 2008

petites réflexions post-voyage

..............petites réflexions post-voyage......

........d'accord ça manque un peu d'images  !!!................

(fernand) :

Lorsque je relis les textes du blog, je pense aux réactions des lecteurs : « Pourquoi retourner en Inde, alors que le plus flagrant est si dur ? » La crasse, la pauvreté, la foule, la poussière, la longueur des voyages en train, la religion omniprésente et superstitieuse ……………..
L’Inde m’apparaît confirmer la réalité de la vie, puissance 10 .

On rentre avec la possibilté de relativiser un peu plus tout ce qui nous semble important.
Nous vivons dans un monde d’ignorance, la tête sous l’eau. Tout ce qui se trouve au-delà est mis en doute. C’est une habitude humaine. Nous n’avons conscience que de la partie immergée de l’iceberg ; pensant que c’est la seule réalité et incapables d’imaginer nous même qu’il en existe une autre, hors de l’eau, beaucoup plus petite, mais aussi vraie. L’un n’existe pas sans l’autre et vis de versa.
Trois semaines, c'est un peu court, nous avons choisi 4 endroits :

Delhi, Rishikesh, BodhGaya, Varanasi (Bénares). Pour Rishikesh et Varanasi, il faudra essayer de revenir et rester 15 jours minimum par endroit.

En voyage ma principale motivation est ce qu'il se passe par rapport au "travail" spirituel. Le même phénomène d'incomprehensions, de ressentis nouveaux, amène à reconsidérer et relativiser ce qui nous semblait acquis.

- Delhi. Nous logeons dans le quartier soi-disant mal famé de Pahar gang, une petite ruelle donnant sur Main Bazar. La journée, c’est un bordel indescriptible assez commun en Inde ; bruit, foule, mendiants sals et estropiés, boutiques, harcèlement permanent ……… Comme toujours, pour trouver ce que je cherche, la spiritualité, c’est à moi de faire l’effort. C’est la deuxième année que nous venons et je n’ai découvert il y a trois semaine, qu’au moment de partir pour Rishikesh, un endroit inattendu dans ce quartier, la perle au milieu de la bouse et des détritus : La mission Ramakrishna.

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Ce lieu ne figure pas sur Lonely Planète, mais il n’est pas caché, juste à coté du métro. Quand j’ai posé la question, les indiens de Main Bazar la connaissent, mais à priori s’en foutent, tout comme les occidentaux post-baba qui préfèrent passer leur temps aux terrasses des restau en attendant de repartir, souvent pour plusieurs mois.

Un endroit calme, propre, propice à l’étude et la méditation.
J’irais chaque matin à 6 heures.;
Une grande salle est prévue à cet effet :

Moquette rouge, au fond la statue de Ramakrishna (1) entouré des photos de Vivekananda (3) et Sâradâ Devî (2) .


ramakrishna   Vivekananda  Saradadevi

Ramakrishna          Vivekananda           Sâradâ Devî

On entre après avoir enlevé ses chaussures, on s’assied où on veut, de préférence à droite pour les hommes et on médite le temps qu’on veut. Chaque instant passé dans cet endroit intense peut justifier, pour moi, la venue en Inde. Cet endroit et d’autres expériences pendant ces trois semaines confirment ce qui m’apparaît être une évidence :
Il y a d’une part la religion avec en Inde (mais c’est la même chose sous d’autres formes dans toutes) sa cohorte de Dieux, de superstitions, d’œillères pour pouvoir supporter la dureté de la vie phénoménale, qui n’est pas inéluctable mais, sauf pour les catastrophes naturelles, la responsabilité d’une minorité d’exploiteurs. Ces derniers s’en sortent d’ailleurs souvent mieux devant les catastrophes naturelles.
Et d’autre part la spiritualité avec ses moments d’exaltation intenses, indescriptible et le travail que cela nécessite. Sans aucune envie de prosélytisme, je suis de plus en plus convaincu que sans cela, il est difficile de trouver un sens à la vie !!

Les méditations dans ce lieu, chargé des pensées universelles des 3 Maîtres étaient sur le plan de l'intellect . ça ne veut pas dire cogitation, mais la concentration est plus sur l'enseignement que la présence du Maître.

On pourrait dire que c'est du Jani yoga (yoga enseigné par Vivekananda).

BodhGaya.
C’est là, sous l’arbre Boddhi que Gautama est devenu Bouddha (il a atteint l’illumination).
Qu'y avons-nous trouvé ?
C’est décrit dans le blog.
Comme toujours le plus apparent est la partie immergée de l’iceberg.
Toutes les confession bouddhistes y ont construit leur temple, mais contrairement à la normalité on ne peut s’asseoir et y méditer.
Le Bouddha est la comme dans tous les temples, mais on ne fait que passer devant, comme dans un musée, transformant le message même du bouddhisme en religion stérile, si ce n’est en image morte. ……… et il y a cet arbre.
La journée, la plupart des gens passent devant, font une rapide prière, prennent une photo s’ils ont payé pour avoir le droit, et s’en vont retrouver la ville et son bordel indien. Il faut quand même faire une différence entre ce qu’il se passe là ou sont concentrés les touristes, les pèlerins et le reste de la ville où l’on retrouve l’authenticité des indiens. Même si la crasse est omniprésente, les regards sont généreux et les contacts chaleureux.

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Donc l’Arbre, Bouddha : La journée, la chaleur est quasi insupportable. Impossible de marcher pieds nus sur les dalles de marbre, mais le matin, à 5h 30 au levé du soleil tout est calme. Il ne fait pas trop chaud. On peut s’asseoir face à cette place ou le Bouddha méditait. La nuée de moustiques nous laisse tranquille et le silence intérieur peut nous montrer une fois de plus la densité de l’illusion du phénoménal, l’immensité de notre ignorance, mais surtout, nous remplir de ce vide intense, seule réalité de la vie (c’est Bouddha himself qui me l’a dit !!!). Pour ma part, la concentration a été sur le Maître. Le fait qu'il ait été physiquement assis à 5 m d'ou j'étais, il y a 2500 ans passés, me guidait dans le sens concret, quasi physique. concentration sur le microcosme (quelques atomes inhalés par Bouddha sont encore présents !!), sa corélation avec l'infini de l'univers....

On pourrait dire que c'est du karma yoga ou du tantra yoga.

Bénares – Varanasi : Si l’Inde est la réalité de la vie puissance 10, Varanasi est la réalité de l’Inde puissance 100 !!
Sur les gaths, le harcèlement est permanent. On prie partout, on pisse partout, on se baigne dans le Gange au milieu des détritus, les brahmanes et leur cordelette, les touristes prennent des photos, les mères exhibent leurs petits derniers sales et morveux, tentant de nous culpabiliser pour quelques roupies et ………….. On croise le regard souriant d’un saddhou ou d’un vélo-rickshaw  et, ……… à 5h 3o du matin (il n’y a pas que l’avenir qui appartient à ceux qui se lèvent tôt, le présent aussi !!) on se trouve une petite place sur un gath au milieu de cette vie qui s’éveille pour, malgré le bruit et l’odeur d’urine assister à un levé de soleil majestueux. Varanasi est magnifique : « holly place ».
C’est à la fois le diamant et l’écrin, qu’importent la crasse et la puanteur. Notre mental d’occidental ne peut comprendre comment on peut vénérer et souiller en même temps. Encore moins comment on peut boire quotidiennement cette eau multi-poluée.

C’est cette incompréhension totale, si on oublie nos préjugés culturels, qui renferme tant de force spirituelle .

à Varanasi on apprend à se concentrer dans le bruits, les odeurs, la foule. On apprend à se détacher tout en étant conscient de la vie autour et cette ville "sacrée" fait qu'on est un peu dans le Bakti yoga, le yoga de l'adoration. et bien sûr le Surya yoga (surya veut dire soleil).........

Rishikesh :

le fait d'avoir été dans un ashram laisse un souvenir d'école, de travail concret et guidé.

cours de méditation, cours de hatha yoga, mantra....

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la salle de yoga, méditation ...

le calme de rishikeh, les saddhous, le Gange.........tout respire la spiritualité.

tout ça trés tranquillement !! comme pour Varanasi, il faudrait rester 15 jours pour moins survoler.

On pourrait dire que beaucoup de yoga s retrouvent à Rishikesh.Hatha yoga, Raja yoga, karma yoga, Surya yoga, Jnani yoga, Tantra yoga,  etc.....

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         avec Sant Shree Hari, le "prof" de méditation..........

Om

...

Tiré de wikipedia :

les différents yogas : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Yoga
1) Râmakrishna Paramahamsa, http://www.ramakrishna.org
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      Ramakrishna


de son vrai nom Gadâdhar Chattopâdhyâya , 18 février 1836 - Calcutta, 16 août 1886) est un mystique bengalî hindouiste. Dévot de Kâlî et enseignant de l'Advaita Vedanta, il professait que « toutes les religions recherchent le même but » et plaçait la spiritualité au-dessus de tout ritualisme.
Biographie :
Dans sa jeunesse, Râmakrishna, né Gadadhar Chattopadhyay (1836-1886) adhéra à la religion de sa famille. À 9 ans, deux ans après la mort de son père, il reçut le cordon sacré des brahmanes (ou brahmines) lors de l’initiation "upanayana". Il accepta sa première obole (qui dans la tradition ne peut être reçue que d'un brahmane) de la main d'une femme de basse caste afin de rempir la promesse qu'il lui avait faite, s'érigeant dès lors contre les règles et préjugés de sa propre caste, tout en démontrant, avec son esprit original son inébranlable refus de suivre une autre voie que celle de son cœur. À 19 ans, lorsqu'il devint prêtre de Kâlî du temple de Dakshineswar, il déclara alors en avoir reçu une vision. Cette expérience fut sans doute pour lui la plus importante car il voyait en Kâlî la Mère de l'univers et la Mère de toutes les religions. Il revint ensuite à son village d'origine et s'engagea dans une mariage spirituel avec Sara Devi, âgée de 5 ans seulement. L'enfant retourne chez ses parents et ne reviendra à ses côtés qu'à l'âge de 18 ans.
Avec l'arrivée de la nonne Bhayravi Brahmani, il pratiqua le tantra. Il adora ensuite Dieu selon la Ragatmika bhakti et les Panchabhavas, approches vishnouites prônant cinq relations d'amour envers Dieu. Quand Râmakrishna rencontra Tota Pouri, un moine errant, il fit table rase de toutes les conceptions de Dieu qu'il avait épousées jusqu'alors, pour se plonger dans la méditation sur "l'Absolu Qui n'a ni nom ni forme", selon l'enseignement des Vedas développé par les Upanishads ; méditation qui selon ses propres dires était un réel défi. Il fut quelque temps proche de la foi islamique, à laquelle il fut initié par Govinda Roy, un hindou qui pratiquait le Soufisme. Il prétend également avoir eut une vision de Jésus. (Comme dans les autres cas, sa pratique a culminé dans une expérience mystique d'Union absolue.) Râmakrishna s'est immergé dans toutes les grandes traditions mystiques et a déclaré avoir atteint l'Absolu à travers chacune d'entre elles, indiquant ainsi que pour lui, toutes les voies mènent à la même Réalité, une et indicible. Malgré l'apparence hétéroclite du chemin spirituel de Râmakrishna, il semble que le courant profond qui l'a mené soit toujours resté le même: à travers toutes les traditions qu'il a expérimenté, il continue d'affirmer que toutes les formes de la Création (dieux et prophètes inclus) font partie de l'Un.
La rencontre avec Vivekananda : En 1880, il reçoit une première visite d'un jeune homme d'environ 18 ans, cultivé et intelligent qui deviendra Swami Vivekananda. Ce dernier lui aurait demandé : "Monsieur avez-vous vu Dieu ?" à quoi Ramakrishna aurait répondu par l'affirmative. Vivekananda n'aurait cependant pas été convaincu, plusieurs visites se succèdèrent, jusqu'à ce qu'il se décida à s'engager dans la voie du renoncement (sannayasin). Quelque temps avant de mourir, Ramakrishna rencontra longuement Vivekananda et lui dit : "je t'ai tout donné […] par ce pouvoir tu feras un bien immense au monde". Ramakrishna déclarait : "le déséquilibre et la souffrance du monde viennent de ce que l’être humain ne cherche pas à vivre en Dieu". Il définissait ainsi l'obstacle à cette "vie en dieu" : "Il nous attire constamment comme un aimant attire le fer. Mais le fer n’est pas attiré s’il est couvert de saleté. Quand on a ôté la saleté, le fer se plaque aussitôt contre l’aimant."
Dans sa synthèse des religions, il inclut le christianisme. Il a encouragé la création d'un ordre monastique, lequel ne s'est réalisé véritablement que le 25 décembre 1887, sous la direction de Vivekananda à Belür prés de Calcutta.
Ramakrishna n'a rien écrit lui-même, mais ses disciples ont rassemblé ses enseignements dans un ouvrage intitulé "Gospel of Ramakrishna". On trouve en particulier ces deux passages: "J'ai pratiqué toutes les religions, du christianisme à l'islam et j'ai suivi chacune des voies propres aux diverses sectes de l'hindouisme. Et il m'est apparu que par des voies différentes toutes cheminent à la rencontre du même Dieu. […] Personne ne réalise que celui qu'on appelle Krishna est aussi appelé Shiva ou bien l'Energie divine (Shakti), Jésus ou Allah, ou encore Rama avec ses mille noms." "Dieu est installé sur le toit de la maison. Il s'agit de le rejoindre. Pour cela, les uns prennent une échelle, d'autres une corde ou une perche en bambou, d'autre encore empruntent l'escalier ou escaladent les murs. Que vous choisissiez telle ou telle voie est chose indifférente, à condition de ne pas les essayer en même temps mais successivement. Si vous arrivez sur le toit, vous avez trouvé Dieu et vous comprenez alors qu'il y avait plusieurs voies possibles pour le rejoindre. En aucun cas vous ne devrez penser que les autres chemins ne mènent pas à Dieu. Ce sont simplement d'autres moyens permettant de se hisser sur le toit. Permettez à chacun de suivre sa propre voie […] Chacun s'imagine que seule sa propre montre indique l'heure exacte. En réalité, il suffit d'aimer Dieu avec ardeur et de se sentir attiré vers Lui…" À propos de Dieu il a dit: "Ceux qui croient que Dieu est sans forme l'atteindront aussi bien que ceux qui croient qu'il est avec forme. Les deux seules choses nécessaires sont la foi et l'abandon de soi.". Concernant ses propres enseignements, il a dit: "N'acceptez rien parce que je vous l'ai dit. Éprouvez tout par vous-même." Vivekananda a rendu hommage à son maître en ces termes: "Si je vous ai dit un mot de vérité il vient de lui et de lui seul. Et si je vous ai dit beaucoup de choses qui ne sont pas vraies, qui ne sont pas exactes, qui ne sont pas bienfaisantes pour l'humanité, c'est de moi seul qu'elles viennent et j'en suis seul responsable."
Ils ont dit de Râmakrishna :
Romain Rolland : "Le couronnement de deux mille ans de la vie intérieure d’un peuple de trois cents millions d’habitants". (chiffre de la population de l'époque)
Sri Aurobindo dit de lui : "Ce n’est pas avant cinq siècles au moins que le monde sera prêt à recevoir un autre Râmakrishna Paramahamsa. Il faut nous hâter de transformer en expérience la masse de pensées qu’il nous a léguées et de convertir en réalisation l’énergie spirituelle qu’il a lancée. Tant que nous ne l’aurons pas fait, de quel droit demanderions-nous davantage?".
Le Mahatma Gandhi : "Sa vie nous permet de voir Dieu face à face".

2) Sâradâ Devî (1853-1920)
Biographie :
Sâradâ fut la première disciple du Saint de Dakshineswar (Ramakrishna). Elle naquit au Bengale le 22 décembre 1853 dans un village non loin de celui de Ramakrishna. Comme son maître et futur mari, ses parents étaient des brahmanes très pauvres. Elle fut mariée à Ramakrishna alors qu'elle n'était âgée que de 5 ans. Ils ne se revirent que 13 ans plus tard lorsqu'elle eut 18 ans. Elle rejoignit son mari à Dakshineswar pour vivre avec lui. Ce dernier lui demanda dès son arrivée :

" Es-tu venue pour m'abaisser à la vie mondaine ? "

Sans se laisser déstabiliser, elle répondit avec aplomb et fermeté :
" Non, je suis ici pour vous aider à réaliser l'Idéal que vous avez choisi "
Sri Ramakrishna l'a ensuite adorée en tant que Mère Divine, tous deux n'auraient eu aucune relation charnelle. Elle devint prêtresse du Temple de Kâlî et fut adorée par tous comme la Mère. Elle eut aussi des disciples et essaya de dissoudre leurs doutes quant à la libération de l'âme. Elle toucha leurs cœurs grâce à la Compassion et à l'Amour qu'elle dégageait. Elle-même était quasi illettrée mais elle enseigna les vérités les plus profondes par des mots simples.
Swami Nikhilananda a dit d'elle :
" Les vertus exceptionnelles de la condition féminine indienne sont le courage, la sérénité, le sang-froid, la douceur, la compassion, la sagesse, et un rapport intuitif avec Dieu. La Mère Sainte (Sâradâ Devî) a possédé toutes ces vertus".
Après la mort de Ramakrishna, elle continua son œuvre jusqu'à sa mort le 20 juillet 1920.

3) Vivekananda
Swami Vivekananda (en sanskrit viveka veut dire « discernement » et ananda « béatitude »)(1863-1902), philosophe et instructeur spirituel, a fait connaître l'hindouisme au monde occidental tout en proposant la religion unique.
Sa vie Vivekananda est né à Calcutta, en Inde, en 1863, sous le nom de Narendranath Datta, dans une famille aisée ; son père est un juriste mais aussi philosophe. Sa mère, très imprégnée de religion hindoue, le fait baigner très tôt dans la culture des textes sacrés de l'Inde. Il est très brillant élève, puis un étudiant remarquable. La question de Dieu est sa principale préoccupation. Il adhère à la « Société de Dieu » où des intellectuels discutent de l’avenir des religions et de la réforme de l’hindouisme. À 17 ans, il rencontre une première fois son guru, Râmakrishna ; au bout de plusieurs rencontres, Vivekananda se fait samnyasin (renonçant) dans l’ashram de Râmakrishna.
Râmakrishna le désigne comme son successeur quelque temps avant de mourir, lors d'une longue rencontre, au cours de laquelle tous deux auraient vécu une extase.
Après la mort de Ramakrishna, en 1886, il prend la direction de l'ashram. Le 25 décembre 1887, dans la nuit de Noël, il fonde « L'ordre de Râmakrishna » marquant par là sa parenté avec la religion chrétienne.
En 1893, avec l'aide financière d'un de ses disciples, il se rend à Chicago à l'occasion de l'exposition universelle. Sans invitation, il demande à prendre la parole au Parlement des religions et autorisé à le faire comme dernier intervenant. L'impression sur les auditeurs est importante. Dès lors, il tient des conférences et se crée de nombreux disciples aux États-Unis. Il fait ensuite un tour du monde pour diffuser l’enseignement de Râmakrishna. Son retour en Inde est triomphal. Il crée la « Râmakrishna Mission » dans divers pays. Il retourne en Occident en 1899. En 1900, il connaît quelques problèmes de santé. Il œuvre alors pour les plus démunis.
Vivekananda meurt à l'âge de trente-neuf ans le 4 juillet 1902.

Son œuvre
Faite essentiellement de conférences, causeries, entretiens, elle a été transmise par un fidèle disciple anglais qui prenait les notes en « sténo ». Elle a été diffusée au public français par le biais de Romain Rolland, qui a publié un ouvrage remarqué sur « La vie de Vivekananda et l'Évangile universel ».
L'œuvre de Vivekananda est importante compte tenu de la brièveté de sa vie. Elle est restée très fidèle à l’enseignement de Râmakrishna : syncrétisme religieux et philosophique, bhakti yoga.
Certains aspects de la pensée de Vivekananda sont perçus comme traditionnels, d'autres comme très modernes. Si Vivekananda plaçait l'advaita vedanta au sommet de la hiérarchie spirituelle, il se démarqua nettement de ce qu'il voyait comme illusionisme cosmique et quiétisme fataliste. Vivekananda voulait changer le monde et pas seulement une libération individuelle. À sa manière, il est perçu par certains comme un révolutionnaire, précurseur direct de shri Aurobindo. Tout d'abord, sa pensée est marquée par un positivisme presque scientiste. Vivekananda ne croit pas du tout que le védanta contredise la science de son temps. Pour lui, le yoga est une science de l'esprit qui complète ce que l'occident apporte sur le plan des sciences physiques. Cette science de l'esprit n'a pas pour but la fuite du monde. Elle permet, comme la physique, d'accroître le pouvoir de l'homme sur l'univers. Elle est une puissance, une force de transformation. C'est pourquoi, il n'est pas question de rejeter le karma yoga au seul profit du Jnana Yoga. La connaissance sans l'action est stérile et l'action sans la connaissance est aveugle et fruste. Quand au bhakti yoga, il reconnait que l'amour est la plus haute forme de connaissance, lorsque l'objet et le sujet de la connaissance ne font plus qu'un.
Sa conception spirituelle lui faisait rejeter toutes superstitions et soumissions à des divinités chimériques. Il s'élèvait également contre le sectarisme, le fanatisme qui enferment l'homme dans une étroite prison mentale au lieu de l'universaliser. Selon lui, les grandes religions ne sont pas destinées à disparaître. Mais, comme il y a plusieurs types spirituels, il y aurait plusieurs religions qui correspondent à chacun de ces types. Plus une religion est universelle, plus elle se particularise en fonction du besoin de chaque personne.
Sa mission principale était de faire connaître l'hindouisme à l'occident, tout en prêchant la religion unique, chère à son Maître Râmakrishna, et de proposer le progrès social à son pays.
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Posté par lezarts à 09:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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