28 mai 2008
Sur les traces de Bouddha...
On est arrive a BodhGaya le 28 Avril apres 24h30 de train.
Vivre cette experience, c'est mesurer les limites de sa tolerance.
Nos voisins allaient jusqu'a Calcuta...40h, finalement on est des petits joueurs!

Le train s'appelle Doon Express, surement une metaphore car il fonce pendant 5 mins et s'arrete pendant 1/4 d'heure.
On est 72 par wagon (theoriquement), par compartiment de 8, places numerotees.
Prenez 90 indiens (oui, car 72, c'etait bien de la theorie) dont 30 enfants, en bas age de preference (ce sont les vacances scolaires, quelle chance!) du coup, il y a beaucoup de femmes c'est deja ca. Glissez y 2 petits blancs et rajoutez y des vendeurs de tout ce qu'il est possible de boire et manger passant toutes les 30 secondes en hurlant. Melangez et faites masserer le tout a 40 degres. Apres plusieurs heures, vous obtiendrez une belle soupe populaire indienne. Ici en Inde, l'expression "Qui va a la chasse, perd sa place prend tout sa dimension. Il suffit, si tu en as le courage, d'aller aux toilettes pour ne plus retrouver ta place... mais ils sont gentils, quand tu reviens, ils se tassent un peu pour que tu puisses t'asseoir a cote d'eux.

En face de nous, une charmante famille indienne avec, exceptionnellement un seul enfant, un petit bambin de 5-6 ans qui, avec la naivete et la spontaneite naturelles de l'enfance...nous a pete le cul pendant tout le voyage: il ne parle pas, il hurle (enfin, notez que la majorite des indiens parlent tres fort, on a l'impression souvent qu'ils s'engueulent, a se demander s'ils n'ont pas des problemes auditifs), il balance tout ce qu'il trouve, il fait du cinema, des caprices...heureusement, des fois, il dort.
La passivite indienne est aussi presente dans l'education parentale.
Arrivee prevue a Gaya (a 13km de Bodhgaya) a 21h40...impatients, vers 21h35, on prepare nos bagages, notre voisin, connaissant notre destination, nous annonce tout sourire :
" Vous avez le temps, le train n'a qu'une heure de retard!"
" Oh, noooooonnnnn!".
Heureusement, tout a une fin... enfin presque...
Il fait nuit, a la gare, les auto-rikshaws nous assaillent (comme d'hab), on en choisit un...
80Rps a deux...on lui dit le nom de l'hotel qu'on a choisit...c'est toujours galere d'arriver en pleine nuit dans une nouvelle ville endormie.
Sur place, hesitation du conducteur, il ne sait finalement pas on l'on va ! Veut-il encore repousse les limites de notre tolerance? On arrete la seule voiture qui passe, son conducteur nous guide a l'hotel. Moment de payer le rickshaw, Fernand lui donne 100Rps.
Pour garder les 20, il commence son cinema :
"Ah, non, c'etait 80 par personne!!"
La, je crois qu'il a depasse les bornes des limites!!
Fernand a la reaction qu'il attendait,il le bouscule et il lui dit :" Prends 100 et casse toi!"
Mais, Severine ne cede pas, elle reclame les 100 roupettes dues..."Non mais oh!!"
Allez, une bonne douche et au lit.
Bodhgaya est un au lieu du pelerinage bouddhiste, c'est ici que celui qu'on appelle le Bouddha a atteint l'illumination sous l'arbre Bodhi (6 siecles avant JC). On associe le nom de Bouddha a un homme (Gautama Siddharta) alors qu'il s'agit d'un etat: l'eveil.
L'arbre d'origine n'existe plus, celui qui est a la meme place aujourd'hui serait une pousse de l'original.
Un immense temple a ete construit a cote de l'arbre.


Le lendemain matin, on quitte l'hotel pour trouver une chambre dans un monastere Tibetain
(endroit paisible, propre et beau)


La ville ressemble a toutes les villes indiennes: crasse, bordel, mendiants, rabatteurs, chevres, vaches, rickshaws, boutiques, sollicitations permanentes sauf qu'ici, c'est le bouddhisme qui est le pretexte au buziness (enfin, dans les rues principales, comme d'hab, des que tu t'eloignes un peu, la vie est plus authentique.)
C'est vrai que c'est un peu etrange, on est en pleine campagne et le fait que le Bouddhisme soit ne ici attire des touristes du monde entier.

Toutes les confessions bouddhistes y ont construit leur temple ( Birmanie, Japon, Tibet, Thailande, Bouthan ...) Ce n'est pas la saison des pelerinages, il n'y a pratiquement que des indiens qui visitant les temples comme des musees et se prennent en photo sur les marches et devant les statues. Pour une fois, c'est eux qui ne comprennent rien.
L'acces au temple est limite par des barriere, aucun interet si l'on ne peut pas s'asseoir et mediter.
Heureusement, Fernand aura de belles discussion avec Bouddha des 5h30 au pied de l'arbre Bodhi!! On fera deux matins de suite de 7h a 9h (bravo a Severine qui se leve!) un cours de yoga bien dynamique avec un prof "que ca rigole pas". C'est la saison creuse, on est les seuls eleves ( on ne peut meme pas se cacher au font de la classe )




On passe 4 jours a Bodhgaya avant de rejoindre Benares a 130km...juste 6 h de train (!) d'un voyage toujours aussi folklorique mais, on vous racontera la prochaine fois.

A bientot Severine et Fernand
PS: Il fait de plus en plus chaud. Ca depasse les 40 degres, on se fait bien nos 3 litres d'eau par jour.

On a ete interwieve pour un reportage de la tele indienne
sur les chaleurs de l'ete

Fernand offre a un Baba un plat achete au resto ou l'on mange

Ils font secher des bouses de vaches pour s'en servir comme combustible

Depuis 1an; des peintres tibetains repeignent la fresque du monastere

Pour les enfants, pas d'argent... des bonbons ou des petits jouets
Commentaires
Merci
c'était génial , je me dépeche de lire la suite !
super
pas de problème vous etes fait pour faire rever
merci encore
bon vent bisous
evelyne
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