28 mai 2008
Sur les traces de Bouddha...
On est arrive a BodhGaya le 28 Avril apres 24h30 de train.
Vivre cette experience, c'est mesurer les limites de sa tolerance.
Nos voisins allaient jusqu'a Calcuta...40h, finalement on est des petits joueurs!

Le train s'appelle Doon Express, surement une metaphore car il fonce pendant 5 mins et s'arrete pendant 1/4 d'heure.
On est 72 par wagon (theoriquement), par compartiment de 8, places numerotees.
Prenez 90 indiens (oui, car 72, c'etait bien de la theorie) dont 30 enfants, en bas age de preference (ce sont les vacances scolaires, quelle chance!) du coup, il y a beaucoup de femmes c'est deja ca. Glissez y 2 petits blancs et rajoutez y des vendeurs de tout ce qu'il est possible de boire et manger passant toutes les 30 secondes en hurlant. Melangez et faites masserer le tout a 40 degres. Apres plusieurs heures, vous obtiendrez une belle soupe populaire indienne. Ici en Inde, l'expression "Qui va a la chasse, perd sa place prend tout sa dimension. Il suffit, si tu en as le courage, d'aller aux toilettes pour ne plus retrouver ta place... mais ils sont gentils, quand tu reviens, ils se tassent un peu pour que tu puisses t'asseoir a cote d'eux.

En face de nous, une charmante famille indienne avec, exceptionnellement un seul enfant, un petit bambin de 5-6 ans qui, avec la naivete et la spontaneite naturelles de l'enfance...nous a pete le cul pendant tout le voyage: il ne parle pas, il hurle (enfin, notez que la majorite des indiens parlent tres fort, on a l'impression souvent qu'ils s'engueulent, a se demander s'ils n'ont pas des problemes auditifs), il balance tout ce qu'il trouve, il fait du cinema, des caprices...heureusement, des fois, il dort.
La passivite indienne est aussi presente dans l'education parentale.
Arrivee prevue a Gaya (a 13km de Bodhgaya) a 21h40...impatients, vers 21h35, on prepare nos bagages, notre voisin, connaissant notre destination, nous annonce tout sourire :
" Vous avez le temps, le train n'a qu'une heure de retard!"
" Oh, noooooonnnnn!".
Heureusement, tout a une fin... enfin presque...
Il fait nuit, a la gare, les auto-rikshaws nous assaillent (comme d'hab), on en choisit un...
80Rps a deux...on lui dit le nom de l'hotel qu'on a choisit...c'est toujours galere d'arriver en pleine nuit dans une nouvelle ville endormie.
Sur place, hesitation du conducteur, il ne sait finalement pas on l'on va ! Veut-il encore repousse les limites de notre tolerance? On arrete la seule voiture qui passe, son conducteur nous guide a l'hotel. Moment de payer le rickshaw, Fernand lui donne 100Rps.
Pour garder les 20, il commence son cinema :
"Ah, non, c'etait 80 par personne!!"
La, je crois qu'il a depasse les bornes des limites!!
Fernand a la reaction qu'il attendait,il le bouscule et il lui dit :" Prends 100 et casse toi!"
Mais, Severine ne cede pas, elle reclame les 100 roupettes dues..."Non mais oh!!"
Allez, une bonne douche et au lit.
Bodhgaya est un au lieu du pelerinage bouddhiste, c'est ici que celui qu'on appelle le Bouddha a atteint l'illumination sous l'arbre Bodhi (6 siecles avant JC). On associe le nom de Bouddha a un homme (Gautama Siddharta) alors qu'il s'agit d'un etat: l'eveil.
L'arbre d'origine n'existe plus, celui qui est a la meme place aujourd'hui serait une pousse de l'original.
Un immense temple a ete construit a cote de l'arbre.


Le lendemain matin, on quitte l'hotel pour trouver une chambre dans un monastere Tibetain
(endroit paisible, propre et beau)


La ville ressemble a toutes les villes indiennes: crasse, bordel, mendiants, rabatteurs, chevres, vaches, rickshaws, boutiques, sollicitations permanentes sauf qu'ici, c'est le bouddhisme qui est le pretexte au buziness (enfin, dans les rues principales, comme d'hab, des que tu t'eloignes un peu, la vie est plus authentique.)
C'est vrai que c'est un peu etrange, on est en pleine campagne et le fait que le Bouddhisme soit ne ici attire des touristes du monde entier.

Toutes les confessions bouddhistes y ont construit leur temple ( Birmanie, Japon, Tibet, Thailande, Bouthan ...) Ce n'est pas la saison des pelerinages, il n'y a pratiquement que des indiens qui visitant les temples comme des musees et se prennent en photo sur les marches et devant les statues. Pour une fois, c'est eux qui ne comprennent rien.
L'acces au temple est limite par des barriere, aucun interet si l'on ne peut pas s'asseoir et mediter.
Heureusement, Fernand aura de belles discussion avec Bouddha des 5h30 au pied de l'arbre Bodhi!! On fera deux matins de suite de 7h a 9h (bravo a Severine qui se leve!) un cours de yoga bien dynamique avec un prof "que ca rigole pas". C'est la saison creuse, on est les seuls eleves ( on ne peut meme pas se cacher au font de la classe )




On passe 4 jours a Bodhgaya avant de rejoindre Benares a 130km...juste 6 h de train (!) d'un voyage toujours aussi folklorique mais, on vous racontera la prochaine fois.

A bientot Severine et Fernand
PS: Il fait de plus en plus chaud. Ca depasse les 40 degres, on se fait bien nos 3 litres d'eau par jour.

On a ete interwieve pour un reportage de la tele indienne
sur les chaleurs de l'ete

Fernand offre a un Baba un plat achete au resto ou l'on mange

Ils font secher des bouses de vaches pour s'en servir comme combustible

Depuis 1an; des peintres tibetains repeignent la fresque du monastere

Pour les enfants, pas d'argent... des bonbons ou des petits jouets
27 mai 2008
petites réflexions post-voyage
..............petites réflexions post-voyage......
........d'accord ça manque un peu d'images !!!................
(fernand) :
Lorsque je relis les textes du blog, je pense aux réactions des lecteurs : « Pourquoi retourner en Inde, alors que le plus flagrant est si dur ? » La crasse, la pauvreté, la foule, la poussière, la longueur des voyages en train, la religion omniprésente et superstitieuse ……………..
L’Inde m’apparaît confirmer la réalité de la vie, puissance 10 .
On rentre avec la possibilté de relativiser un peu plus tout ce qui nous semble important.
Nous vivons dans un monde d’ignorance, la tête sous l’eau. Tout ce qui se trouve au-delà est mis en doute. C’est une habitude humaine. Nous n’avons conscience que de la partie immergée de l’iceberg ; pensant que c’est la seule réalité et incapables d’imaginer nous même qu’il en existe une autre, hors de l’eau, beaucoup plus petite, mais aussi vraie. L’un n’existe pas sans l’autre et vis de versa.
Trois semaines, c'est un peu court, nous avons choisi 4 endroits :
Delhi, Rishikesh, BodhGaya, Varanasi (Bénares). Pour Rishikesh et Varanasi, il faudra essayer de revenir et rester 15 jours minimum par endroit.
En voyage ma principale motivation est ce qu'il se passe par rapport au "travail" spirituel. Le même phénomène d'incomprehensions, de ressentis nouveaux, amène à reconsidérer et relativiser ce qui nous semblait acquis.
- Delhi. Nous logeons dans le quartier soi-disant mal famé de Pahar gang, une petite ruelle donnant sur Main Bazar. La journée, c’est un bordel indescriptible assez commun en Inde ; bruit, foule, mendiants sals et estropiés, boutiques, harcèlement permanent ……… Comme toujours, pour trouver ce que je cherche, la spiritualité, c’est à moi de faire l’effort. C’est la deuxième année que nous venons et je n’ai découvert il y a trois semaine, qu’au moment de partir pour Rishikesh, un endroit inattendu dans ce quartier, la perle au milieu de la bouse et des détritus : La mission Ramakrishna.


Ce lieu ne figure pas sur Lonely Planète, mais il n’est pas caché, juste à coté du métro. Quand j’ai posé la question, les indiens de Main Bazar la connaissent, mais à priori s’en foutent, tout comme les occidentaux post-baba qui préfèrent passer leur temps aux terrasses des restau en attendant de repartir, souvent pour plusieurs mois.
Un endroit calme, propre, propice à l’étude et la méditation.
J’irais chaque matin à 6 heures.; Une grande salle est prévue à cet effet :
Moquette rouge, au fond la statue de Ramakrishna (1) entouré des photos de Vivekananda (3) et Sâradâ Devî (2) .

Ramakrishna Vivekananda Sâradâ Devî
On entre après avoir enlevé ses chaussures, on s’assied où on veut, de préférence à droite pour les hommes et on médite le temps qu’on veut. Chaque instant passé dans cet endroit intense peut justifier, pour moi, la venue en Inde. Cet endroit et d’autres expériences pendant ces trois semaines confirment ce qui m’apparaît être une évidence :
Il y a d’une part la religion avec en Inde (mais c’est la même chose sous d’autres formes dans toutes) sa cohorte de Dieux, de superstitions, d’œillères pour pouvoir supporter la dureté de la vie phénoménale, qui n’est pas inéluctable mais, sauf pour les catastrophes naturelles, la responsabilité d’une minorité d’exploiteurs. Ces derniers s’en sortent d’ailleurs souvent mieux devant les catastrophes naturelles. Et d’autre part la spiritualité avec ses moments d’exaltation intenses, indescriptible et le travail que cela nécessite. Sans aucune envie de prosélytisme, je suis de plus en plus convaincu que sans cela, il est difficile de trouver un sens à la vie !!
Les méditations dans ce lieu, chargé des pensées universelles des 3 Maîtres étaient sur le plan de l'intellect . ça ne veut pas dire cogitation, mais la concentration est plus sur l'enseignement que la présence du Maître.
On pourrait dire que c'est du Jani yoga (yoga enseigné par Vivekananda).
BodhGaya.
C’est là, sous l’arbre Boddhi que Gautama est devenu Bouddha (il a atteint l’illumination).
Qu'y avons-nous trouvé ?
C’est décrit dans le blog.
Comme toujours le plus apparent est la partie immergée de l’iceberg.
Toutes les confession bouddhistes y ont construit leur temple, mais contrairement à la normalité on ne peut s’asseoir et y méditer. Le Bouddha est la comme dans tous les temples, mais on ne fait que passer devant, comme dans un musée, transformant le message même du bouddhisme en religion stérile, si ce n’est en image morte. ……… et il y a cet arbre.
La journée, la plupart des gens passent devant, font une rapide prière, prennent une photo s’ils ont payé pour avoir le droit, et s’en vont retrouver la ville et son bordel indien. Il faut quand même faire une différence entre ce qu’il se passe là ou sont concentrés les touristes, les pèlerins et le reste de la ville où l’on retrouve l’authenticité des indiens. Même si la crasse est omniprésente, les regards sont généreux et les contacts chaleureux.
Donc l’Arbre, Bouddha : La journée, la chaleur est quasi insupportable. Impossible de marcher pieds nus sur les dalles de marbre, mais le matin, à 5h 30 au levé du soleil tout est calme. Il ne fait pas trop chaud. On peut s’asseoir face à cette place ou le Bouddha méditait. La nuée de moustiques nous laisse tranquille et le silence intérieur peut nous montrer une fois de plus la densité de l’illusion du phénoménal, l’immensité de notre ignorance, mais surtout, nous remplir de ce vide intense, seule réalité de la vie (c’est Bouddha himself qui me l’a dit !!!). Pour ma part, la concentration a été sur le Maître. Le fait qu'il ait été physiquement assis à 5 m d'ou j'étais, il y a 2500 ans passés, me guidait dans le sens concret, quasi physique. concentration sur le microcosme (quelques atomes inhalés par Bouddha sont encore présents !!), sa corélation avec l'infini de l'univers....
On pourrait dire que c'est du karma yoga ou du tantra yoga.
Bénares – Varanasi : Si l’Inde est la réalité de la vie puissance 10, Varanasi est la réalité de l’Inde puissance 100 !!
Sur les gaths, le harcèlement est permanent. On prie partout, on pisse partout, on se baigne dans le Gange au milieu des détritus, les brahmanes et leur cordelette, les touristes prennent des photos, les mères exhibent leurs petits derniers sales et morveux, tentant de nous culpabiliser pour quelques roupies et ………….. On croise le regard souriant d’un saddhou ou d’un vélo-rickshaw et, ……… à 5h 3o du matin (il n’y a pas que l’avenir qui appartient à ceux qui se lèvent tôt, le présent aussi !!) on se trouve une petite place sur un gath au milieu de cette vie qui s’éveille pour, malgré le bruit et l’odeur d’urine assister à un levé de soleil majestueux. Varanasi est magnifique : « holly place ».
C’est à la fois le diamant et l’écrin, qu’importent la crasse et la puanteur. Notre mental d’occidental ne peut comprendre comment on peut vénérer et souiller en même temps. Encore moins comment on peut boire quotidiennement cette eau multi-poluée.
C’est cette incompréhension totale, si on oublie nos préjugés culturels, qui renferme tant de force spirituelle .
à Varanasi on apprend à se concentrer dans le bruits, les odeurs, la foule. On apprend à se détacher tout en étant conscient de la vie autour et cette ville "sacrée" fait qu'on est un peu dans le Bakti yoga, le yoga de l'adoration. et bien sûr le Surya yoga (surya veut dire soleil).........
Rishikesh :
le fait d'avoir été dans un ashram laisse un souvenir d'école, de travail concret et guidé.
cours de méditation, cours de hatha yoga, mantra....

la salle de yoga, méditation ...
le calme de rishikeh, les saddhous, le Gange.........tout respire la spiritualité.
tout ça trés tranquillement !! comme pour Varanasi, il faudrait rester 15 jours pour moins survoler.
On pourrait dire que beaucoup de yoga s retrouvent à Rishikesh.Hatha yoga, Raja yoga, karma yoga, Surya yoga, Jnani yoga, Tantra yoga, etc.....
avec Sant Shree Hari, le "prof" de méditation..........
Om
...
Tiré de wikipedia :
les différents yogas : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Yoga
1) Râmakrishna Paramahamsa, http://www.ramakrishna.org 
Ramakrishna
de son vrai nom Gadâdhar Chattopâdhyâya , 18 février 1836 - Calcutta, 16 août 1886) est un mystique bengalî hindouiste. Dévot de Kâlî et enseignant de l'Advaita Vedanta, il professait que « toutes les religions recherchent le même but » et plaçait la spiritualité au-dessus de tout ritualisme.
Biographie :
Dans sa jeunesse, Râmakrishna, né Gadadhar Chattopadhyay (1836-1886) adhéra à la religion de sa famille. À 9 ans, deux ans après la mort de son père, il reçut le cordon sacré des brahmanes (ou brahmines) lors de l’initiation "upanayana". Il accepta sa première obole (qui dans la tradition ne peut être reçue que d'un brahmane) de la main d'une femme de basse caste afin de rempir la promesse qu'il lui avait faite, s'érigeant dès lors contre les règles et préjugés de sa propre caste, tout en démontrant, avec son esprit original son inébranlable refus de suivre une autre voie que celle de son cœur. À 19 ans, lorsqu'il devint prêtre de Kâlî du temple de Dakshineswar, il déclara alors en avoir reçu une vision. Cette expérience fut sans doute pour lui la plus importante car il voyait en Kâlî la Mère de l'univers et la Mère de toutes les religions. Il revint ensuite à son village d'origine et s'engagea dans une mariage spirituel avec Sara Devi, âgée de 5 ans seulement. L'enfant retourne chez ses parents et ne reviendra à ses côtés qu'à l'âge de 18 ans.
Avec l'arrivée de la nonne Bhayravi Brahmani, il pratiqua le tantra. Il adora ensuite Dieu selon la Ragatmika bhakti et les Panchabhavas, approches vishnouites prônant cinq relations d'amour envers Dieu. Quand Râmakrishna rencontra Tota Pouri, un moine errant, il fit table rase de toutes les conceptions de Dieu qu'il avait épousées jusqu'alors, pour se plonger dans la méditation sur "l'Absolu Qui n'a ni nom ni forme", selon l'enseignement des Vedas développé par les Upanishads ; méditation qui selon ses propres dires était un réel défi. Il fut quelque temps proche de la foi islamique, à laquelle il fut initié par Govinda Roy, un hindou qui pratiquait le Soufisme. Il prétend également avoir eut une vision de Jésus. (Comme dans les autres cas, sa pratique a culminé dans une expérience mystique d'Union absolue.) Râmakrishna s'est immergé dans toutes les grandes traditions mystiques et a déclaré avoir atteint l'Absolu à travers chacune d'entre elles, indiquant ainsi que pour lui, toutes les voies mènent à la même Réalité, une et indicible. Malgré l'apparence hétéroclite du chemin spirituel de Râmakrishna, il semble que le courant profond qui l'a mené soit toujours resté le même: à travers toutes les traditions qu'il a expérimenté, il continue d'affirmer que toutes les formes de la Création (dieux et prophètes inclus) font partie de l'Un.
La rencontre avec Vivekananda : En 1880, il reçoit une première visite d'un jeune homme d'environ 18 ans, cultivé et intelligent qui deviendra Swami Vivekananda. Ce dernier lui aurait demandé : "Monsieur avez-vous vu Dieu ?" à quoi Ramakrishna aurait répondu par l'affirmative. Vivekananda n'aurait cependant pas été convaincu, plusieurs visites se succèdèrent, jusqu'à ce qu'il se décida à s'engager dans la voie du renoncement (sannayasin). Quelque temps avant de mourir, Ramakrishna rencontra longuement Vivekananda et lui dit : "je t'ai tout donné […] par ce pouvoir tu feras un bien immense au monde". Ramakrishna déclarait : "le déséquilibre et la souffrance du monde viennent de ce que l’être humain ne cherche pas à vivre en Dieu". Il définissait ainsi l'obstacle à cette "vie en dieu" : "Il nous attire constamment comme un aimant attire le fer. Mais le fer n’est pas attiré s’il est couvert de saleté. Quand on a ôté la saleté, le fer se plaque aussitôt contre l’aimant."
Dans sa synthèse des religions, il inclut le christianisme. Il a encouragé la création d'un ordre monastique, lequel ne s'est réalisé véritablement que le 25 décembre 1887, sous la direction de Vivekananda à Belür prés de Calcutta.
Ramakrishna n'a rien écrit lui-même, mais ses disciples ont rassemblé ses enseignements dans un ouvrage intitulé "Gospel of Ramakrishna". On trouve en particulier ces deux passages: "J'ai pratiqué toutes les religions, du christianisme à l'islam et j'ai suivi chacune des voies propres aux diverses sectes de l'hindouisme. Et il m'est apparu que par des voies différentes toutes cheminent à la rencontre du même Dieu. […] Personne ne réalise que celui qu'on appelle Krishna est aussi appelé Shiva ou bien l'Energie divine (Shakti), Jésus ou Allah, ou encore Rama avec ses mille noms." "Dieu est installé sur le toit de la maison. Il s'agit de le rejoindre. Pour cela, les uns prennent une échelle, d'autres une corde ou une perche en bambou, d'autre encore empruntent l'escalier ou escaladent les murs. Que vous choisissiez telle ou telle voie est chose indifférente, à condition de ne pas les essayer en même temps mais successivement. Si vous arrivez sur le toit, vous avez trouvé Dieu et vous comprenez alors qu'il y avait plusieurs voies possibles pour le rejoindre. En aucun cas vous ne devrez penser que les autres chemins ne mènent pas à Dieu. Ce sont simplement d'autres moyens permettant de se hisser sur le toit. Permettez à chacun de suivre sa propre voie […] Chacun s'imagine que seule sa propre montre indique l'heure exacte. En réalité, il suffit d'aimer Dieu avec ardeur et de se sentir attiré vers Lui…" À propos de Dieu il a dit: "Ceux qui croient que Dieu est sans forme l'atteindront aussi bien que ceux qui croient qu'il est avec forme. Les deux seules choses nécessaires sont la foi et l'abandon de soi.". Concernant ses propres enseignements, il a dit: "N'acceptez rien parce que je vous l'ai dit. Éprouvez tout par vous-même." Vivekananda a rendu hommage à son maître en ces termes: "Si je vous ai dit un mot de vérité il vient de lui et de lui seul. Et si je vous ai dit beaucoup de choses qui ne sont pas vraies, qui ne sont pas exactes, qui ne sont pas bienfaisantes pour l'humanité, c'est de moi seul qu'elles viennent et j'en suis seul responsable."
Ils ont dit de Râmakrishna :
Romain Rolland : "Le couronnement de deux mille ans de la vie intérieure d’un peuple de trois cents millions d’habitants". (chiffre de la population de l'époque)
Sri Aurobindo dit de lui : "Ce n’est pas avant cinq siècles au moins que le monde sera prêt à recevoir un autre Râmakrishna Paramahamsa. Il faut nous hâter de transformer en expérience la masse de pensées qu’il nous a léguées et de convertir en réalisation l’énergie spirituelle qu’il a lancée. Tant que nous ne l’aurons pas fait, de quel droit demanderions-nous davantage?".
Le Mahatma Gandhi : "Sa vie nous permet de voir Dieu face à face".
2) Sâradâ Devî (1853-1920)
Sâradâ fut la première disciple du Saint de Dakshineswar (Ramakrishna). Elle naquit au Bengale le 22 décembre 1853 dans un village non loin de celui de Ramakrishna. Comme son maître et futur mari, ses parents étaient des brahmanes très pauvres. Elle fut mariée à Ramakrishna alors qu'elle n'était âgée que de 5 ans. Ils ne se revirent que 13 ans plus tard lorsqu'elle eut 18 ans. Elle rejoignit son mari à Dakshineswar pour vivre avec lui. Ce dernier lui demanda dès son arrivée :
" Es-tu venue pour m'abaisser à la vie mondaine ? "
Sans se laisser déstabiliser, elle répondit avec aplomb et fermeté :
" Non, je suis ici pour vous aider à réaliser l'Idéal que vous avez choisi "
Sri Ramakrishna l'a ensuite adorée en tant que Mère Divine, tous deux n'auraient eu aucune relation charnelle. Elle devint prêtresse du Temple de Kâlî et fut adorée par tous comme la Mère. Elle eut aussi des disciples et essaya de dissoudre leurs doutes quant à la libération de l'âme. Elle toucha leurs cœurs grâce à la Compassion et à l'Amour qu'elle dégageait. Elle-même était quasi illettrée mais elle enseigna les vérités les plus profondes par des mots simples.
Swami Nikhilananda a dit d'elle :
" Les vertus exceptionnelles de la condition féminine indienne sont le courage, la sérénité, le sang-froid, la douceur, la compassion, la sagesse, et un rapport intuitif avec Dieu. La Mère Sainte (Sâradâ Devî) a possédé toutes ces vertus".
Après la mort de Ramakrishna, elle continua son œuvre jusqu'à sa mort le 20 juillet 1920.
3) Vivekananda
Swami Vivekananda (en sanskrit viveka veut dire « discernement » et ananda « béatitude »)(1863-1902), philosophe et instructeur spirituel, a fait connaître l'hindouisme au monde occidental tout en proposant la religion unique.
Sa vie Vivekananda est né à Calcutta, en Inde, en 1863, sous le nom de Narendranath Datta, dans une famille aisée ; son père est un juriste mais aussi philosophe. Sa mère, très imprégnée de religion hindoue, le fait baigner très tôt dans la culture des textes sacrés de l'Inde. Il est très brillant élève, puis un étudiant remarquable. La question de Dieu est sa principale préoccupation. Il adhère à la « Société de Dieu » où des intellectuels discutent de l’avenir des religions et de la réforme de l’hindouisme. À 17 ans, il rencontre une première fois son guru, Râmakrishna ; au bout de plusieurs rencontres, Vivekananda se fait samnyasin (renonçant) dans l’ashram de Râmakrishna.
Râmakrishna le désigne comme son successeur quelque temps avant de mourir, lors d'une longue rencontre, au cours de laquelle tous deux auraient vécu une extase.
Après la mort de Ramakrishna, en 1886, il prend la direction de l'ashram. Le 25 décembre 1887, dans la nuit de Noël, il fonde « L'ordre de Râmakrishna » marquant par là sa parenté avec la religion chrétienne.
En 1893, avec l'aide financière d'un de ses disciples, il se rend à Chicago à l'occasion de l'exposition universelle. Sans invitation, il demande à prendre la parole au Parlement des religions et autorisé à le faire comme dernier intervenant. L'impression sur les auditeurs est importante. Dès lors, il tient des conférences et se crée de nombreux disciples aux États-Unis. Il fait ensuite un tour du monde pour diffuser l’enseignement de Râmakrishna. Son retour en Inde est triomphal. Il crée la « Râmakrishna Mission » dans divers pays. Il retourne en Occident en 1899. En 1900, il connaît quelques problèmes de santé. Il œuvre alors pour les plus démunis.
Vivekananda meurt à l'âge de trente-neuf ans le 4 juillet 1902.
Son œuvre
Faite essentiellement de conférences, causeries, entretiens, elle a été transmise par un fidèle disciple anglais qui prenait les notes en « sténo ». Elle a été diffusée au public français par le biais de Romain Rolland, qui a publié un ouvrage remarqué sur « La vie de Vivekananda et l'Évangile universel ».
L'œuvre de Vivekananda est importante compte tenu de la brièveté de sa vie. Elle est restée très fidèle à l’enseignement de Râmakrishna : syncrétisme religieux et philosophique, bhakti yoga.
Certains aspects de la pensée de Vivekananda sont perçus comme traditionnels, d'autres comme très modernes. Si Vivekananda plaçait l'advaita vedanta au sommet de la hiérarchie spirituelle, il se démarqua nettement de ce qu'il voyait comme illusionisme cosmique et quiétisme fataliste. Vivekananda voulait changer le monde et pas seulement une libération individuelle. À sa manière, il est perçu par certains comme un révolutionnaire, précurseur direct de shri Aurobindo. Tout d'abord, sa pensée est marquée par un positivisme presque scientiste. Vivekananda ne croit pas du tout que le védanta contredise la science de son temps. Pour lui, le yoga est une science de l'esprit qui complète ce que l'occident apporte sur le plan des sciences physiques. Cette science de l'esprit n'a pas pour but la fuite du monde. Elle permet, comme la physique, d'accroître le pouvoir de l'homme sur l'univers. Elle est une puissance, une force de transformation. C'est pourquoi, il n'est pas question de rejeter le karma yoga au seul profit du Jnana Yoga. La connaissance sans l'action est stérile et l'action sans la connaissance est aveugle et fruste. Quand au bhakti yoga, il reconnait que l'amour est la plus haute forme de connaissance, lorsque l'objet et le sujet de la connaissance ne font plus qu'un.
Sa conception spirituelle lui faisait rejeter toutes superstitions et soumissions à des divinités chimériques. Il s'élèvait également contre le sectarisme, le fanatisme qui enferment l'homme dans une étroite prison mentale au lieu de l'universaliser. Selon lui, les grandes religions ne sont pas destinées à disparaître. Mais, comme il y a plusieurs types spirituels, il y aurait plusieurs religions qui correspondent à chacun de ces types. Plus une religion est universelle, plus elle se particularise en fonction du besoin de chaque personne.
Sa mission principale était de faire connaître l'hindouisme à l'occident, tout en prêchant la religion unique, chère à son Maître Râmakrishna, et de proposer le progrès social à son pays.
26 mai 2008
voir Benares avant de mouru, euh de rentru
Le voyage Bodh Gaya – Varanasi.
130 km, 6h de train seulement !!

Comme d'habitude, ya toujours à dire sur les voyages en train mais alors là celui-là c'était kèke chose! On est en pleines vacances d'été et le train se rempli un peu plus à chaque arrêt.

Deux hommes arrivent avec les mêmes numéros de sièges que les nôtres. Oouai ! Super! On se pousse… de toutes façons, tout le monde finit par se pousser de partout (on est au moins 15 pour 8 places) tout le monde se pousse sauf une famille qui a décidé que sa place, c'était sa place. Les autres indiens ne réagissent pas, même quand un petit gars se fait chasser à coup de canne par l'un des vieux de la famille car même la place de son sac, c'est sa place!! N'y tenant plus, on décide de faire notre show en ridiculisant ce pauvre vieux et en chantant à tue tête « Don’t worry, be happy » sous les regards hilares….puis, plan B: blocage du couloir avec nos gros sacs à dos car évidemment, ils voulaient passer devant…et on chante toujours "ouh, ouhouhouh ouhouhouh…don't worry, be happy".
On ne lâchera rien !
Et tout le wagon se marre car même passifs, les autres indiens, par leurs regards complices et leurs sourires nous montrent qu'ils sont bien contents du spectacle.
Nous arrivons à la nuit.

Un peu fatigué, nous prenons le premier auto-rickshaw qui se propose.
Encore un qui nous lasse en insistant pour nous accompagner à notre hôtel pour s'y prendre un bakchich, alors qu'on sait très bien où l'on va, c'est le même hôtel que l'année dernière : La puja guest house!
On ne sait pas trop s’il l’aura, ce backchich mais de toutes façons, on ne l'aime pas trop cette chambre, on va chercher autre chose demain.
Le matin Fernand sort vers 5h 30 pour voir le lever du soleil d’un gath.

Il se cherche un petit coin tranquille…

enfin, tranquillité toute relative puisque à cette heure, où il fait encore un peu frais (un frais tout aussi relatif) c'est le rendez-vous des indiens pour le bain dans le Gange.........


.............et des bateaux, chargés de touristes regardant cette salle de bains indienne en plein air et le soleil se lever sur la ville.
Comme l’année dernière, c’est la ronde des bateaux, c'est l'éternelle rengaine des "Hello, boat? Hello, boat?"……


….. malgré les odeurs et les immondices, cette ville est somptueuse et très photogénique.

..



On croirait remonter le temps. Visite au Moyen âge.
Ce labyrinthe de ruelles étroites ; des détritus partout, comme toujours les piétons, les vaches, les chiens, les vélos.



Les voitures ne passent pas, par contre les motos en klaxonnant sans arrêt se faufilent sans trop de difficultés..
C’est très étonnant de voir qu’il n’y a quasiment jamais d’accrochages……….
Une foule énorme et pas de stress !

Au hasard d'une ruelle, nous retrouvons le vendeur de collier de l’an passé, on lui avait envoyé des photos qu'on avait prises de sa famille.

Il nous invite à venir manger chez lui.
C'est une expérience particulière…on se retrouve là, dans cette pièce en terre battue de 6m2 pour toute la famille, ils nous regardent manger ( "on ne pourrait pas manger tous ensemble" nous disent-ils). Comme on n'a pas trouvé de bouteille de vin, ni de bouquet de fleurs, on a amené une pastèque!
Il paraît qu'on est bien tombé, c'est : fruits ou pâtisseries. (officiellement pas d'alcool en Inde)

Discussion avec le père (le seul qui parle anglais), un peu de cricket à la télé et photos et films de tout ce petit monde, qui se regarde à la caméra sans doute pour la première fois.
On cherche donc une nouvelle chambre.
On croise un routard allemand, il est photographe et vient du Népal en moto et compte aller au Pakistan.
Il nous conseille son hôtel. La chambre est moitié prix de l’autre et nettement plus propre.

Changement de quartier, plus sympa, le coin des instruments de musique et des écoles de tablas, de chant, de cithare, de différents yogas….et du Mona Lisa restaurant, le QG des routards ( Le jus de mangue, une tuerie!) Faudrait rester plus longtemps pour connaître un peu tout ça…….
la cordelette est le signe des brahmans


the big Puja
Notre ami allemand reprendra la route 3 jours avant nous.

Malgré les grosses chaleur qui, rappelons le, exacerbent la foultitude d'odeurs si caractéristiques de Bénares, nous arpenterons plusieurs km de gaths au rythme des litres d'eau minérale absorbés ("pani ! "= eau mais surtout: "Thanda!"= fraîche)
"oh, l'autre comment, elle se la pète avec son hindi!!
Mera nam Séverine hay
"Bon, bah, ça va, on a compris, ok tu parles hindi!!"
Enfin, bref, 4 jours à Bénarès…ça aurait pu être un peu plus long!
Retour à Delhi.
Aujourd'hui, on joue les bourgeois, on a choisi un moyen de locomotion plus rapide : l’avion
¾ d’heure pour aller à Delhi !!
On s'est trouvé un nouvel hôtel, tranquille, pas cher et presque propre!
Chambre au 3ème (ascenseur ou plutôt monte-charge) avec terrasse
surplombant le cimetière (plutôt rare par ici!). On va bien dormir.
Nous restons 3 jours à Dehli.

Méditation à la mission Ramakrishna,
derniers achats pour le marché,
on va recroiser Phil le photographe allemand qui est toujours en moto,
Un français rencontré à Rishikesh qui tente d'avoir un visa pour le Pakistan........
Une visite du quartier des réfugiés tibétains avec une française rencontrée dans un restau…….

bon, il va falloir y aller !

On emprunte une balance pour peser nos sacs.
Séverine: sac à dos: 20kg
bagage à main: 8kg
Fernand: sac à dos: 21kg
bagage à main: 11kg
Maintes bidouilles pour faire passer tous ces kilos et "croisage" des doigts jusqu'à l'embarquement.
Embarquement fastidieux, panne d'ordinateurs: ils doivent tout faire manuellement.
2h30 de retard.
Nous ratons la connexion à Londres.
La compagnie Virgin Atlantic nous paye une chambre au Novotel après nous avoir fait balader de guichet en guichet pendant 2h.
L'avion part à 6h30 demain. Super, 4h de sommeil! (un français croisé dans l'avion revient d'un voyage de 4 mois…c'est anecdotique quand même mais ces 4h de Novotel coûtent plus cher que ses 4 mois d'hôtels indiens -80Rps en moyenne. La chambre au Novotel coûte 170€ =10540 Rps )

6h re-attente d'1h et demi dans l’avion, et enfin retour à la capitale.
Quel calme, quelle propreté Paris !! Manque un peu de Saddhous!
3 semaines c’est vraiment trop court.
Faudra repartir !
Merci à tous ceux qui étaient un peu avec nous dans les sacs à dos et à bientôt.
Namaste
PS:
C'est vrai que l'Inde est une destination particulière, ce ne sont pas des vacances (il y a peu de tours opétaror en Inde), ça n'est pas toujours reposant mais ce déphasage permanent est obligatoirement enrichissant.
Tous les récits qu'on a pu faire, sont des anecdotes, des mots…c'est plus difficile d'expliquer les sensations, les émotions…comme dirait une française croisée: "L'Inde, ça ne s'explique pas!"
On peut essayer de raconter mais c'est …autre chose.



la bouse séchée sert de combustible


La ville de Vârânasî est surtout célèbre pour ses ghâts, berges recouvertes de marches de pierres qui permettent aux dévots hindous de descendre au fleuve pour y pratiquer ablutions et pûjâs. Le bain dans le Gange est censé laver de tous les péchés et permettre ainsi de se libérer du cycle des renaissances. C'est aussi sur des ghâts spécialisés, le plus fameux étant Manikarnika, que l'on pratique les crémations à Vârânasî.
Bien que la tradition la fasse remonter à 2000 ans avant notre ère, la ville de Vârânasî a été probablement fondée au VIIe siècle av. J.-C. Et a subi de nombreuses destructions.
Malgré l'aspect antique de ceux-ci, peu de bâtiments hindous datent de plus de deux siècles.
P.S.



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...........................
.............et...................
20 mars 2007
départ

à jeter avant de partir. Tout faux. C'est un mauvais guide touristique.
pas un guide de routard : on se passerait des intentions personnelles pour déconseiller tel endroit ou conseiller tel hotel chic (jusqu'à + de 100 €)
Devrait changer de titre. Lonely planet est plus fiable et impartial.
( nous faisons beaucoup de fautes d'ortographe, mais aussi nous avons tapé la plupart des mail sur des claviers qwerty sans accents...)
let's go !!!
Dimanche 28 janvier 14h45
Arrivee a Bombay a 5h30 apres 12h de voyage (escale a Muscat, ville d’un pays presque inconnu Omann pres des emirats arabes …… etrange que de croiser dans un tel pays un francais une biere a la main, gentil, mais completement bourre ! Il plaisantera dans un anglais approximatif avec un flic venu sans doute lui demander d’etre plus discret
. le francais sourit, fraternise a grand coups de tapes sur l’epaule, sourit encore jusqu’a ce qu’il comprenne qu’il ne montera pas dans son avion. Sa valise est sans doute partie; elle!)
De l’aeroport, nous trouvons assez facilement et sans lutte un taxi pour ls center. On trouve une chamber plutot crade (comme d’habitude) et sans fenetre.
Bombay, ce sont: les odeurs (encens, epices et pourriture) la chaleur moite (environ 30 ) une circulation abondante et anarchique (on roule theoriquement a gauche) et le plus impressionnant, ils conduisent avec leurs klaxons !!
C’est sur on ne vient pas a Bombay pour le calme et la tranquilite !

l’approche du pays est semblable a la Thailande avec biensur quelques differences : tres peu de rapports aux femmes, beaucoup plus d’extreme pauvrete.
Ce matin on a reussi a prendre un bus pour la gare, nettement moins cher que le taxi, acheter un billet pour un bus de nuit pour Goa…………. Et c’est reparti pour 13h de route.en couchette !!
Les premieres impressions sont bonnes. Ils ont l’air cool ces indiens !
A suivre…………
les vaches
Depuis que nous sommes arrivés la spiritualité tant attendue est bien difficile a cerner. Nous avons vu quelques minuscules temples aux rites très compliqués: encens a volonte, cloches bruits..pas d'endroits pour se poser et méditer tranquille; une foule qui défile rapidemment devant le dieu ou la déessse(pour l'instant souvent la trinité des shaktis Parvati, Lakshmi,Sarasvati).
Contrairement à Bangkok où les temples sont des havres de paix propices a la spiritualité silencieuse, à Bombay les temples font parti du bordel ambiant. une vache de temps en temps près des temples avec les vendeurs de brins d'herbe (très chiants) pour donner à la vavache et que ca porte bonheur toute la vie............

...........et nous sommes partis pour Goa la région des ex-hippies ( nous comprendrons très vite que Goa n'est pas l'Inde, comme Jerba n'est pas la Tunisie, les iles la Thailande ou st Tropez la france)
Vu le grouillement et le bruit de Bombay, c'est relativement calme.
Nous parlerons plus tard des impressions sur les pseudos-post baba cool, la polution mentale des blancs et le comportement irrespectueux des gonzesses en string..................

Les indiens, comme à Bombay sont très sympas; déjà polués par le tourisme buziness, mais cool quand même. Ce n'est pas tout à fait comme les Thai où le premier contacts est le sourire, où les contacts sont avant tout avec les femmes. ici les premiers rapports sont avec les hommes. Bien sur a Goa les touristes ont plus qu'un peu beaucoup faussé les rapports, même si on est sollicité sans arret, ca reste cool. déjà pas mal d'anecdotes, on essayera de ne pas trop en oubluier.
Je voudrais parler des vaches . à bombay on en a vu 3 ou 4. Par contre ici a Goa, qui n'est pas une ville mais un petit état de 3500 km2, ancienne colonie portugaise jusqu'en 1960, ...nous parlerons de goa touristique plus tard...., on en voit plus.
Tout le monde a entendu parler des vaches sacrées de l'Inde. On parle beaucoup du fait qu'elles sont vénerées "gare a celui qui en blesse une" dit-on. La vénération n'est pas flagrante dans le sens ou on ne voit pas de gens se prosterner devant elles. Juste une petite caresse sur la tête quand on en croise une sur son chemin. Evidemment quand elles sont sur la route tout le monde les évite en voiture ou en mob.
Ce qui me frappe le plus ( j'en vois une traverser la route lentement en ce moment) c'est leur nonchalence, leur tranquillité, leur gentillesse. Aucune crainte, aucune peur, contrairement à nos vaches francaises. Depuis plusieurs siècles elles sont respectées, vénérées et donc n'ont aucun réflexe pavlovien de peur de l'homme. Leur lenteur participe-t-elle de la nonchalence indienne ?
Je ne sais pas pourquoi, mais ces animaux me touchent profondement. Je ressens en les regardant, en les caressant une espèce d'émotion spirituelle.
Première approche du sacré indien........................


Inde la suite...
Lundi 29 janvier
On part donc de Bombay pour Goa en bus (avec couchette…enfin, un siege qui se baisse)
plus de 14h de trajet de nuit – 17h 8h- Comme a chaque debut de voyage, on s apercoit qu'on a paye trop cher les billet de bus…
pas facile qu'on ne connait pas encore la valeur des choses dans le pays.
On arrive a 16h30 au stand ou l'on a achete les billets la veille, le gars nous dit de suivre un autre gars qui nous indiquera l’endroit de depart.

Apres nous avoir fait marcher 500m trop vite avec nos sacs un peu lourds, il nous reclame de l argent, un autre gars met nos sacs dans la soute du bus et nous reclame de l argent… c’en est trop ! et voila notre petit Fernand qui sort de sa gentillesse habituelle pour une reponse ferme et definitive: “ Vous n’aurez rien !!” Nous voici maintenant assis dans notre sorte de cabine (quand le rideau est tire) de 2m3, une petite fenetre sans vitre laisse defiler le spectacle de Bombay.Le “film” est a peu pres le meme pendant 4h : ville, immeubles delabres et crasseux, circulation bordelique et bruyante ( toujours ces fameux klaxons! …plein de gros camions-travaux, de rickshaws ..........

(moto taxi a 3 roues), de bus, de voitures, de 2 roues (les femmes assises derriere en amazone…) , sur les trottoirs, sous les ponts, dans les gravas des familles entieres vivent la.La salete et l'extreme pauvrete font partie du décor indien…difficle d’y etre insensible.


Et les heures passent, la nuit tombe…22h et toujours pas d'arret… mais commet Severine va-t-elle faire son pipi dans ce bus sans toilettes? Elle y reussiera! Mais comment?…
Et les heures passent. Le sommeil ne vient pas. Je ne sais pas si c’est : la conduite folle et dangereuse du chauffeur (il doit oublier qu ici on roule a gauche!!), la route defoncee ou les amortisseurs oublies a la gare de Bombay (!).
En fait, c’est tout a la fois !
Il y a meme des fois ou l’on finit par douter d’arriver vivant. Ferrnand dit : “Si ce doit etre ton dernier, ce sera ton dernier jour, pas la peine de rajouter la peur” Rassurant, non?
Goa nest donc pas une ville mais une petite region
Le paradis hippy des annees 70 a bien change!


Un francais d’une bonne cinquantaine d’annee (look Antoine actuel “Atoll, les opticiens!!!), ancien de Goa nous a dit : “
Donc, nous allons commence notre voyage en Inde pas en Inde.
Beaucoup d’anciens babas grisonnants, de jeunes hippies au look plus vrai que les vrais, beaucoup de petites nanas qui n’ont pas compris que montrer son cul pouvait choquer et de ca faire perdre leur respect et le respect de tous les blancs. Les indiens sont connus pour leur pudeur…ici, les filles blanches se baladent seins nus et/ou en maillot string ( cellulite en prime ) juste a cote de familles indiennes en vacances rentrant dans la mer jusqu’a la taille toutes habillees.
Je suis en Inde pour la spiritualite non-dualiste, celle qui vise a maitriser l’ego.
Premiere chose donc : maitriser ma colere. Colere de voir encore une fois , comme je l’ai vu en Turquie, au Maroc, en Tunisie, en Thailande du sud, en fait partout ou le blanc peut aller se faire dorer le cul (ça y est, la colere me reprend!) Colere de voir combine ce pauvre blanc insignifiant dans sa petitesse aura pu detruire la planete, sur un plan ecologique mais aussi et surtout sur un plan mental profond.
Pourquoi ce fragile bipede (non, ca ne veut pas dire que je suis homophobe …!!!/?? ) a-t-il pu faire tant de mal dans les consciences et faire ce qu’il fait partout sur la planete : importer sa culture egothique, sa mentalite dualiste ?
Quand je les vois vautres sur leur transat a se faire couper une noix de coco par une indienne souriante, j’ai honte d’etre blanc et d’etre considere comme eux.


En fait, Goa se resume a : des plages, des parasols, des restos, des “shops” a gogo, des prix plus eleves qu ailleurs , l'acces a l’alcool pas cher, aux drogues, des blancs partout, des blancs sur des scooters, des grosses motos louees (et sans casque, c’est mieux pour la frime), des free party, des fausses locks a se faire coller, des solicitations a acheter des choses toutes les 5mins…etc…

On a quand meme fait de belles balades en scooter ,


des repas sur la plage, un bain dans une mer chaude … mais si cette “non-Inde” pleine de liberte plait aux pseudos hippies au look routard, tant mieux pour eux, pas pour nous.
Si ca ne nous plait pas, fallait pas venir!


Nous avons vu , c’est important de savoir et demain on part dans les terres.
19 mars 2007
la crasse
LA CRASSE.
En Thailande ou dans d’autrespays pauvres, nous nous sommes souvent demende pourquoi pauvrete est souvent liee a la salete.
En Inde, c est le summum. La crasse est partout, dans la rue, sur les trottoitrs, dans les cafes, dans les hotels. Des tas de gens dormant sur les trottoirs tellement sales qu’on pourrait penser que c’est un tas de chiffon, une poubelle. Les enfants courent pieds nus dans les ordures, jouent dans les flaques boueuses, les cafes sont immondes, les toilettes encore pire. Tout est casse, branlant. Petit exemple parmi des centaines: en allant a la gare de Bengalore a la station de bus nous avons emprunte un passage souterrain. Les murs etaient monceles de taches brunes indefinissables. Nous avons suppose que c’etaient des crachats. Les indiens crachent sans arret en se raclant tres fort la gorge,
une espece de liquide orange. La crasse est normale ici.Aller aux toilettes, s’il y en a, necessite un estomac bien accroche ou une tres grosse envie.
Le drap dans les hotels ( il n’y en a jamais deux ) est gris. Inutile de demander de changer
ils rameneront le meme. Dans le train, les couchettes etaient tellement poussiereuses que nous avons ete oblige de les nettoyer.
Et dans toute cette grisaille crasseuse , majoritairement masculine : les femmes multicolores et belles.

18 mars 2007
voyage ou vacances ?
Lorsque l’on part a l’etranger sans raisons professionnelles, disons “en vacances” .Il y a en gros deux facons.
1: le voyage organize : en general, achete en agence ou tout est planifie.On est degage de tous les soucis d’organisation. On choisit une des versions proposes. Les conditions sont en general tres confortables, on ne courre aucun danger et on est sur de voir les meilleurs endroits. On peut acheter, meme si c’est largement au dessus des prix pratiques, des objets beaux et pas chers qui seront temoins des bons moments passes.
2 : les voyages, disons “routard” (le mot routard fait sans doute sourire les routards des annees 70 qui deffrichaient les portes de leur conscience dans des conditions souvent tres difficiles, mais si riches et intenses )
Nous avons avec Severine , sans doute pour des raisons intimes differentes (sur ce plan nous sommes tous differents… mais si proches.) et communes, l’envie de decouvrir qui nous sommes a travers des experiences inattendues, difficiles parfois, droles, d’autres, fortes en emotions.
Autant celles du stress d’acheter un billet de train, de comprendre ou et quand il faut le prendre.
Autant celles d’emotions intenses en regardant un paysage somptueux a la faune et a la flore nouvelles.
Ou encore de partager des rires, 3 mots avec une foule de vendeuses et vendeurs sur un marche
grouillant . La ou le rapport argent-touriste n’existe pas. On demande a etre filme, photographie, ou le temps d’un instant les visages se figent, conscient qu’on laisse un trace qui sera regardee, ou , surtout les femmes et le enfants, on rit de toutes ses dents magnifiques ou noicies.
Souvent, nous nous disons : ces deux heures passees dans ce marche valent largement autant que la visite guidee de tel ou tel monument don’t, meme si nous achetons le guide, nous ne nous souviendrons pas du nom du roi qui a fait faire la construction au prix de la mort de centaines d’esclaves. Souvent et sans doute parce que c’est ce que nous recherchons, nous y voyons une espece de voyage initiatique guide par ce qu’on peut appeler hazard ou autrement si, comme nous , on n’y croit pas.
Deja au bout de 15 jours en Inde ( en bien plus fort ) nous avons retrouve les moments penibles et les lendemains exaltants que nous avons deja connu en Thailande.
Le tourisme “routard” a rendu les choses faciles sur des plans materiels (hebergement, nourriture, moyens de locomotion ) et pas cheres. Il a aussi detruit une possibilite de rapport authentique. Obliges de repenser les prix annonces (sauf train et bus d’etat ) .
C’est souvent tres penible dans des endroits de concentration de plus en plus nombreux mais précis. Il suffit souvent de s’eloigner de quelques km des regroupements touristiques (un marche, un village )… facile de louer une mobylette pour ne plus etre simplement que des bourses mais de curieux humains a la peau blanche, aux vetements ridicules, aus droles de facons de manger. “Regarde Maman le monsieur blanc mange avec la cuillere qui sert a se servir et pas avec ses doigts comme tout le monde !”
Celui qui quand il va aux toilettes s’etale son caca sur le cul avec du papier au lieu de se laver avec de l’eau et les doigts. En Inde on mange avec la main droite et surtout pas avec la gauche…
Meme si nous pensons que l’attitude des blancs qui viennent profiter d’envies bien precises (qu’ils ont le droit d’avoir) detruit un peu beaucoup les rapports avec les locaux et meme amene une pollution mentale. Dommage un enfant avec son sourire sincere dire “rupees!” ou “school pens”, cette arrive nouvelle apporte aux mendiants qui pululent et souffrent un apport d’argent vital.
Biensur beaucoup de guest houses mais elles sont souvent caches dans la nature pour l,ombre que recherchent les blancs quand ils ont fini de bronzer. Rien a voir avec les km de beton qui defigurent les endroits pour les touristes du 1er groupe.
Ce qui est clair c’est que ce ne sont pas des vacances dasns le sens ‘repos’ que ce mot contient. Surtout en Inde , deux heures de transport dans des conditions inconfortables est courant et incontournable.
17 mars 2007
Hampi
Suite…
Pour quitter Goa, il suffit d’accepter les nombreuses offres des agences un peu partout ou partir en train en achetant soit meme le billet a la gare : 1ere chose, comprendre les files d attente ou tout le monde passe devant tout le monde naturellement …”bon, il faut que je fasse ma place”…renseignements, papier a remplir, nom, age, numero du train? “mais, j’en sais rien, moi!”... bon, papier rempli, re-file d’attente pour entendre dire :”Sorry, this train is full”…”Ah, mauvaise nouvelle!”…mais on peut s’inscrire sur une sorte de liste d’attente…Ah, bon!...tu paies ton billet mais tu ne sais pas si tu pars !...et le guichetier de rajouter :” You have a big chance to leave” ..Ah, super?!>!
Finalement, nous partons (on retrouve notre nom sur une liste collee sur le train) 
Voyager de jour, c’est plus sympa et le train et plus confortable (meilleure classe obligatoire). Le train : 95% d indiens curieux et sympas dont 90% d hommes.
8 heures de voyage un peu long (comme d’habitude ) mais tres beau. Les portes restent ouvertes (pas vraiment les memes consignes de securite qu’en France) et on peut s’asseoir regarder le paysage. A chaque arret, c’est le defile des vendeurs de the et café (“Tchaille cuffi”) , de sandwichs (“sendvich”), de glaces et d’autres choses plus inconnues, de cireurs de chaussures…”Tu ne vas pas cirer mes tongs?” et de petits gamins en loques qui passent a quatre pattes en faisant semblant d’essuyer le sol avec un chiffon et tendent la main (on en reparlera mais la mendicite est omnipresente ; des vieux, des infirmes, des lepreux et surtout beaucoup d’enfants (entre 5 et 10 ans).Les indiens souvent les ignorent. Nous? Difficile d’etre insensible , impossible de donner a tout le monde )
On arrive.
les chauffeurs de rickshaws nous assaillent… surtout garder son calme, il faut en prendre un … 1 ou 2 km de circulation delirante (chars a boeufs, velo, mobylettes, voitures,bus pietons et vaches, biensur!) puis gare routiere, bus pour Hampi…echange de sourire avec les enfants indiens (What is your name ? Where ‘re you come from?...on repond a ces question plusieurs dizaine de fois par jour), route cabossee et 1ere decouverte des lieux. 

Hampi est un petit village situe au milieu d un paysage lunaire exceptionnel et constelle de nombreuses ruines de temples du 13eme siecle…et au milieu coule une riviere. 
Banneraies et rizieres entourees d enormes roches rondes et ocres… et en liberte : des vaches, des chevres, des bufles, des cochons, des poules, des eccureuils et des singes 
(ah! Ils ne les aiment pas ceux –la ! ) 
Tout ca est vraiment beau mais le tourisme est passé par la, encore des guesthouses (=hotel) on dirait que chaque habitant a transformer sa maison en hotel , des restos, des boutiques de souvenirs, de fringues indiennes que les indiens ne portent pas , de cyber café, de sollicitations tous les 3 pas… C’est normal, tout le monde veut sa part du gateau . Une fois tout ca depasse, c’est un endroit magnifique et relativement agreable , surtout dans ce petit bungalow qu’on a trouve pres de la riviere (bon, ok faut pas regarder la couleur de l’eau de la douche, je viens d’apprendre a l’instant qu’elle etait puisee dans la riviere)… superbes levers du soleil pour Fernand, 

ballades en mob, visites, et farniente…





On part aujourd’hui billet de train en poche pour Bangalore (un tres grosse ville moderne)
mais après c’est l’inconnu, le train etant complet…c’est souvent le cas ici car il sont vraiment nombreux, ces indiens!!
……..a suivre……..

16 mars 2007
encore un peu de sud
8 fevrier
Nous partons donc d’Hampi : rickshaw jusqu’a la gare.
Voyage en train de nuit.plus de 10 h de voyage en sleeper seconde classe. 
Quelques occidentaux, beaucoup d’indiens et comme d’hab peu de femmes (2 dans le wagon). C’est mieux que le bus de nuit mais on est loin du confort. Les banquettes se mettent a l’horizontale pour devenir des “lits”….nettoyage des notres obligatoire vue la poussiere….. Nous sommes 8 dans 6 m2. Obliges de dormir avec nos sacs a dos. Dans la gare c’etait ecrit :gardez vos bagages fermes et enchaines; rassurant !

Nuit fatigante pleine de ventilateurs et de neons dans les yeux et de ronflements indiens…….
”j’avais l’air maligne a siffler comme ca” dit Severine. “en tout cas ce gros cochon a bien dormi, lui !”

6h arrive a Bengalore. La grosse ville. Pas de billets pour notre prochaine destination: Trivandrum.
Tres difficile de decrire l’ambiance gare-foule-bruit-crasse-fatigue-circulation……. That’s India !!
Y’a plus de train, bon on va a la gare routiere alors !
pas facile de trouver le bon guichet ( et nos sacs sur le dos trop lourds !) et probleme de communication. Notre anglais n’est pas terrible et il est tres difficile de comprendre celui des indiens. Re file d’attente ( moi qui croyais que la file indienne ca voulait dire l’un derriere l’autre ! ? encore une idée recue )……..le bus ? c’est full !
Et on fait quoi alors ? On marche, on cherche, on demande…….. rien.
Apres cette nuit fatigante, difficile de rester calme.
Un indien, sans doute un rabatteur, nous conduit a une de ces micro-agences en dehors de la station…… question-renseignements-coup de fils-attente…. Pour Trivandrum plus de place ! Il faut trouver une solution pour ne pas passer la nuit dans cette ville…. Il faut se casser d’ici .
Fernand part avec l’indien vers une autre agence. Severine attend……ils se disent ce qu’ils veulent, on ne comprend rien et ils en profitent . On finit par trouver un billet, mais a un prix de fous. Grosse arnaque (enfin relativisons, il ne s’agit pour nous que d’une dizaine d’euros par personne) mais pour eux “mauvais karma ! “
Le bus part a 17h….. une journee d’attente pas douches dans des cafes…….. c’est long.
Depart d’un quartier de la ville bonde d’agences de bus prives ( il y en avait de la place, mais il fallait connaitre). On est fache contre ceux qui nous ont dupe, mais surtout contre nous d’avoir accepte.
Enfin la bonne nouvelle, c’est qu’on part.
et c’est reparti, 15 h de voyage de nuit en bus…..super idée le bus climatise, on a trop froid…..super ils te donnent une couverture !

Escale d’un jour a Trivandrum (sur la pointe sud de l’Inde, au Kerala…..petite ville pas touristique (deconseille par le guide du routard……ils sont trop cons ceux la : ils pensent que “routard” c’est visiter musees, ruines, temples et indiquent les hotels chics….on ne doit pas avoir la meme definition du mot routard !)
C’est justement ca qu’on aime : voir la vraie vie indienne. Balade dans le marche, accueil super agreable. Ils nous saluent, nous sourient et veulent absolument etre pris en photo.







Le lendemain, on remonte de 50 km en train pour Varkala……. Gros changement d’ambiance. Les jours passent et ne se ressemblent jamais.
On est sur la cote Malabar. Ici c’est plage de sable fin, mer claire et cocotiers (donc beaucoup de blancs venus se dorer les fesses !)
On ne restera pas la une eternite, mais c’est une pause…. Comme nous l’a dit un routard “c’est les vacances dans les vacances” 

A Varkala tout se passe sur le “cliff” (la falaise) Un ou deux km surplombants la plage. Un ou deux km d’echoppes, de restos, de blancs sans cesse harceles. Ce ne sont plus tout a fait les meme qu’a Hampi ou Goa. Un peu plus vieux, plus branches yoga Ayurveda……cool, cool. Un peu plus friques aussi.
On va au cyber café. Il y a un mail de nos copains Sandrine et Nico
(ils sont en Inde depuis plus de 3 mois et on arrive pas a se croiser…..on a pourtant emmene une bouteille de vin que Severine traine depuis 2 semaines……..on se suit, mais on ne se rencontre jamais……pas facile avec ces longues
distances !

c'est la qu'on etait
On ouvre leur mail : ils sont la, a Verkala !
Trop cool, ils nous donnent rendez-vous dans un café.
On la boira cette bouteille pendant un diner dans un restau tibetain.
( il faut cacher la bouteille sous la table, l’alcool est interdit!)


Apres cette pose de 3 jours dans ce St Tropez indien on part a une trentaine de km au nord pour l’Ashram de Amritha Ananda Mayi ( the hugging mother )
Changement d’ambiance………… on vous racontera.....
Et pour ceux qui n ont pas encore clique sur
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